A cinq jours de la conférence internationale sur le climat de Copenhague, les députés français ont assisté à une déclaration du gouvernement sur la position de la France. Tour d’horizon des attentes de quatre députés français sur ce grand rendez-vous.
Documents officiels
Parlement européen
résolution sur les engagements en vue de Copenhague (en anglais)Conseil européen
conclusions du 30/10/2009Autre
Lettre franco-allemande sur le climat à Ban Ki-MoonAutre
Mémorandum français sur le climat (en français et en anglais)Organisation des Nations Unies
Conférence de Copenhague
Positions
« Il faut que les plus gros pollueurs, parmi lesquels l’Inde et la Chine, comprennent qu’il faut faire quelque chose », estime le député (Debout la République) Nicolas Dupont-Aignan. Il ajoute: « Le reste, c’est de la littérature. Ce n’est pas en économisant un verre d’eau quand on se brosse les dents en France qu’on va réussir à sauver la planète. »
« La question, c’est de savoir si on est capable de dire stop à la Chine, à l’Inde et aux Etats-Unis », ajoute-t-il. « Il faut leur dire que nous mettrons en place des droits de douane écologiques s’ils ne réduisent pas leurs émissions de CO2. »
« J’attends de Copenhague des actes concrets », estime pour sa part le député socialiste Bruno Le Roux. « Pour la France, cela voudrait dire emmener l’Europe dans une dynamique européenne, en matière de normes que nous pourrions fixer dans les politiques publiques », poursuit-il.
Il ajoute que la France a un rôle important à jouer en aidant les pays en développement. « Ces pays ont besoin d’aides de grands pays comme le nôtre », conclut-il.
« Le problème n’est pas simplement français mais au minimum européen », affirme le député Vert Noël Mamère, qui dénonce un « faux débat sur Copenhague », en évoquant l’intervention du gouvernement à l’Assemblée. « Il faut que nous prenions des engagements très précis et chiffrés pour rembourser ce que j’appelle notre dette écologique ou notre dette climatique », ajoute-t-il.
Le député écologiste minimise le rôle joué par la France dans la préparation du sommet en dénonçant « une grande opération d’enfumage ». « Il ne faut pas faire croire aux Français que la France à elle toute seule avec ses gros muscles et ses petits bras pourrait résoudre le problème du défi climatique », ajoute Noël Mamère. Avant de préciser : « L’important, c’est ce qui a été dit par le président des Etats-Unis (quelques engagements un peu plus chiffrés), mais aussi et surtout l’engagement de la Chine et de l’Inde. »
Autre son de cloche du côté de l’UMP, où on loue l’activisme du président de la République. « Je suis plutôt optimiste sur l’issue du sommet », dit le député Thierry Mariani. « Mais s’il n’y a pas d’accord, il doit y avoir une réaction », ajoute-t-il, en évoquant la mise en place d’une taxe carbone aux frontières.
« Demain, si tel ou tel pays ne respecte pas les règles qui sont les nôtres en terme d’environnement, nos entreprises supporteront un coût supplémentaire. Pour éviter cela, il faudra rétablir un équilibre et des conditions égales de la concurrence », souligne-t-il.
GREENPEACE S’INVITE DANS L’HEMICYCLE
L’association écologiste Greenpeace s’est introduite dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, mercredi 2 décembre, en plein débat sur le sommet de Copenhague. Une dizaine de militants a brandi des banderoles affichant le slogan « Copenhague, aux actes, monsieur le Président ! », pendant qu’une militante descendait à l’aide d’une corde au milieu des députés UMP. L’association réclame un accord « contraignant, juste et ambitieux ».
Ces incidents ont provoqué une interruption de séance d’une dizaine de minutes. Plus tard dans l’après-midi, le président de l’Assemblée nationale a annoncé avoir porté plainte contre l’association. Quelques heures auparavant, des militants de Greenpeace avaient également investi le toit de l’Assemblée nationale pour y brandir des banderoles.



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