20%, et 30% en cas d’accord international. A l’occasion d’une réunion des représentants des Etats membres à Bruxelles mercredi 20 janvier, l’UE a confirmé ses engagements pris dans le paquet énergie-climat adopté en décembre 2008.

Les Européens promettent donc de réduire leurs émissions de 20% d’ici 2020 par rapport aux niveaux de 1990 et de 30% en cas d’engagements importants de leurs partenaires internationaux.

Ces deux objectifs figureront dans la lettre qui sera transmise par l’UE à la Convention Climat des Nations Unies d’ici le 31 janvier, conformément à ce que prévoit l’accord de Copenhague.

La démarche de l’UE après la conférence de Copenhague devrait être à l’agenda du Conseil européen extraordinaire convoqué par le président Herman Van Rompuy, le 11 février. Il s’agit pour les chefs d’Etat et de gouvernement de donner une orientation politique à la Commission européenne afin qu’elle puisse élaborer un rapport d’évaluation des engagements qui auront été déposés à l’ONU, indiquent des sources françaises.

Un débat devrait ensuite avoir lieu au Conseil européen des 25 et 26 mars. En fonction des offres de réduction d’émission de CO2 proposées par les autres pays développés, les 27 pourraient décider de porter leurs efforts à 30%.

Reste qu’au sein de l’UE, les divergences sur la nécessité de pousser les efforts de l’Europe sont importantes. Et la Commission européenne, tout comme la présidence espagnole, semblent désormais très prudents sur cette possibilité.

A ce jour, l’Australie, le Canada, la Papouasie-Nouvelle Guinée et les Maldives auraient déjà transmis leurs engagements de réduction d’émission de CO2.