En Europe et aux Etats-Unis, la situation est loin d’être uniforme dans tous les pays, affirme le consultant au cabinet américain d’analyse Pike Research, Bob Gohn, selon lequel l’Europe est donc à la fois « en avance et en retard ».

Outre-Atlantique, il ne faut pas se limiter à l’exemple californien, où des recherches sur les compteurs dits « avancés », ont été menées dès 2002. « Pour que les réseaux intelligents se développent [aux Etats-Unis], des changements sont nécessaires dans les structures de réglementation : il faut s’assurer que l’on incite à la conservation et que les profits ne dépendent pas du montant de l’énergie produite », ajoute Bob Gohn.

Sécurité des approvisionnements

A l’échelle communautaire, la sécurité énergétique figurera parmi les priorités de l’Exécutif européen, à en croire le discours du président José Manuel Barroso du 3 septembre 2009 sur les orientations politiques pour la nouvelle Commission.

Au lendemain de la panne du 4 novembre 2006, qui avait touché environ 15 millions d’Européens, la Commission Barroso I avait d’ailleurs conclu à la nécessité d’adopter de nouvelles normes pour la sécurité des réseaux.

Compte tenu de l’augmentation de la demande d’électricité de la part des ménages et du secteur tertiaire et du risque latent de conflits énergétiques, l’intelligence des réseaux pourrait contribuer à cette sécurisation, par un ajustement de l’offre et de la demande.

En effet, les technologies d’information et de communication (TIC) devraient permettre de mieux gérer une production décentralisée et de rendre plus efficace l’intégration des énergies renouvelables dans le réseau électrique, au-delà des connexions déjà en place. L’objectif est de pallier les problèmes dus à l’intermittence de la puissance éolienne ou solaire. Mais les évolutions de ces réseaux dépendent aussi de la recherche dans d’autres domaines, notamment sur le stockage de l’électricité (les batteries de véhicules, par exemple).

Les scénarios les plus futuristes envisagent que les consommateurs deviennent à leur tour, grâce aux réseaux intelligents, producteurs et distributeurs d’électricité. Une situation qui serait permise par des technologies assurant la transmission multidirectionnelle de signaux en temps réel.

Efficacité énergétique

Avant de devenir producteur, l’enjeu est que le client connaisse mieux son niveau de consommation d’électricité. 

Les réseaux électriques intelligents pourraient ainsi participer à la réduction des gaz à effet de serre, au remplacement des sources fossiles par des sources renouvelables et plus largement à la protection de l’environnement. La contribution du renforcement de l’efficacité énergétique par les réseaux intelligents réside aujourd’hui dans le déploiement de l’installation des compteurs intelligents. 

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