La crise a eu un impact important sur la demande de brevets en Europe, selon l'Office européen des brevets.
Documents officiels
Office européen des brevets
statistiques sur l'impact de la crise économique sur les brevets
Selon l’Office européen des brevets (OEB), les chiffres prévisionnels montrent une chute des demandes de brevets en 2009. Entamé en 2008, ce déclin s’est poursuivi les dix premiers mois de cette année.
Mais selon un porte-parole de l’OEB, ces chiffres sont moins dramatiques que ce qui avait été annoncé au début de la crise économique. "Nous sommes en dessous du niveau de l’an dernier, mais pas autant que nous pouvions le craindre au commencement de la crise", a-t-il dit, ajoutant qu’une vision plus claire n’émergerait pas avant la fin de l’année puisque le nombre de demandes variait de manière considérable d’un mois à l’autre.
« Il est certainement vrai de dire que la situation mitigée observée à la fin de l’année 2008 s’est prolongée en 2009 », indique l’OEB.
Ces chiffres peu encourageants devraient être pire encore en 2010, même dans l’hypothèse d’une amélioration de la situation économique, ont indiqué des experts présents à une conférence de l’OEB à Vienne dans le courant du mois d’octobre.
Décalage entre récession et fichage des brevets
Selon Gerard Torres économiste à l’Office américain des brevets et des marques (USPTO), une analyse des demandes de brevets au sein de son organisation montre qu’il existe habituellement un décalage d’à peu près un an entre une récession et ses effets sur le fichage des brevets.
« La récession actuelle est typique de ce point de vue. Les demandes mensuelles de brevets aux Etats-Unis ont en effet commencé à montrer leur faiblesse fin 2008, début 2009, a-t-il expliqué. Ce qui pourrait signifier que le pire est encore à venir en termes de chute des demandes de brevets. Le nombre total de demandes devrait être en baisse d’environ 1 à 2 %. »
Le représentant de l’Office américain a également noté que la chute des demandes de brevets était liée au déclin du commerce international plutôt qu’à celle du PIB.
Une opinion partagée par Hans Lööf du Royal Institute of Technology de Suède. Selon lui, les fluctuations dans les demandes de brevets sont liées à l’accès aux financements.





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