La même chose, mais en mieux. Dans le document de consultation publié le 24 novembre 2009, la Commission propose sa « vision » de la stratégie européenne destinée à remplacer la stratégie de Lisbonne pour 2010-2020 (lire le dossier d’EurActiv.fr). De l’aveu même de l’Exécutif européen, il s’agit essentiellement de s’inspirer du précédent programme tout en tirant les « leçons » de ses failles. 

Croissance et emploi demeurent les objectifs principaux à atteindre. Le président de la Commission,  José Manuel Barroso, prévoit différentes façons pour l’UE d’accéder à une «économie durable de marché », avec la sortie de crise en toile de fond. 

Le document de consultation est fondé sur trois axes (EurActiv.fr 23/11/2009): 

  • créer de la valeur en fondant la croissance sur la connaissance
  • favoriser l’émancipation dans les sociétés ouvertes à tous
  • créer une économie compétitive, connectée et plus verte

La Commission insiste particulièrement sur la nécessaire solidarité entre les Etats membres.

Les Etats doivent en outre fixer les applications concrètes de la stratégie. De fait l’échec supposé de la stratégie de Lisbonne leur est parfois attribué.

Le secrétaire général de l’association des chambres de commerce et d’industrie européennes (Eurochambres), Arnaldo Abruzzini, suggère donc dans un communiqué d’utiliser « l’allocation des fonds européens aux Etats » comme mécanisme de sanction, et de « comparer régulièrement les Etats » afin de les inciter à plus d’efficacité.

Les chefs d’Etat sont censés adopter une stratégie au printemps 2010, fondée sur les propositions de la Commission et les résultats de la consultation.