La présidence espagnole de l'Union européenne propose d'établir des objectifs économiques contraignants pour les Etats membres, et des mesures correctives pour ceux qui ne s'y conformeraient pas.
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Les objectifs de la Stratégie de LisbonneCommission européenne
stratégie de lisbonnePrésidence espagnole de l'UE
conférence de presse de lancement 8 janvier 2010
Ces propositions pourraient susciter l’inquiétude de certains pays. Jusqu’à présent, l’Europe n’a pas imposé de sanctions aux pays ne respectant pas les objectifs économiques de Bruxelles.
Esquissées par le Premier ministre José Luis Rodriguez Zapatero, jeudi 7 janvier, elles s’insrivent dans le cadre de la réflexion sur la stratégie de Lisbonne post-2010 visant à relancer la croissance et la compétitivité de l’UE.
Selon le premier ministre espagnol, il convient, après la crise économique, d’entreprendre des actions déterminées pour préserver les chances de l’UE d’atteindre les objectifs de croissance mentionnés dans un nouveau plan de réforme économique pour 2020.
Ce plan décennal remplacera le précédent, dont l’objectif de faire de l’économie européenne la plus compétitive au monde pour 2010 n’a pas été atteint. « Il est absolument nécessaire pour la stratégie 2020 (…) d’adopter une nouvelle nature, une nature contraignante », a déclaré Zapatero à la presse, une semaine après le début de la présidence espagnole, qui prendra fin le 30 juin.
Il a toutefois souligné ne pas avoir encore obtenu l’accord des autres Etats membres pour rendre contraignants les objectifs de la stratégie 2020. « Ces propositions, a-t-il souhaité, devront être débattues lors du sommet économique du 11 février, à Bruxelles. »
« Le sommet informel du 11 février devra à mon avis donner naissance à des mesures incitatives et correctives liées aux objectifs fixés par notre politique économique. »
L’Espagne a placé la reprise économique en tête de la liste de ses priorités pour l’Europe. Le sommet, organisé à l’appel du nouveau président du Conseil européen Herman Van Rompuy, devrait également permettre de discuter des problèmes d’endettement de plus en plus prononcés de plusieurs pays, comme la Grèce, l’Irlande et l’Espagne.
(EurActiv avec Reuters)




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