EN BREF:

«La politique de concurrence est au cœur de l’économie : elle doit être au cœur de la relance». C’est la thèse défendue par Neelie Kroes dans un discours au terme duquel la commissaire a «lancé un appel»: «Il est temps que les citoyens reconnaissent les limites de l’action publique européenne. Ou alors qu’ils votent pour donner plus de pouvoirs à la Commission, et un budget plus important.»

Dans les circonstances actuelles, «nous [la Commission] ne pouvons pas régler tous les problèmes […] Les Etats membres, les entreprises européennes et les citoyens eux-mêmes ont un rôle fondamental à jouer», a-t-elle indiqué.

Conséquence pour Neelie Kroes: «les élections européennes seront notre test à tous» parce que «la viabilité de notre économie et la pérennité de notre construction politique» dépendent du projet européen auquel il faut donner «un nouveau départ».

La commissaire se montre confiante en la capacité des Européens à bâtir une nouvelle donne nécessaire pour surmonter la crise. Et conclut: «Comme d’autres générations d’européens avant nous, nous avons les cartes en main pour reconstruire une économie performante, durable et responsable».