Ces dernières années, la Hongrie, tout comme les autres Etats membres de l’UE, a pris des mesures pour accroître les dépenses de R&D conformément à la stratégie de Lisbonne, indique M. Varga. Le ministre affiche l’ambition de mettre sur pieds un «système national d’innovation » afin de faire de la Hongrie « le leader de l’Europe centrale et orientale ».

Par conséquent, il y a certains domaines dans l’innovation dans lesquels la Hongrie est leader, malgré la crise économique. Parmi eux, il cite notamment « les technologies de l’information, l’industrie automobile, l’industrie pharmaceutique et le domaine de la logistique ».

Les moyens pour arriver à ces objectifs sont obtenus dans le programme opérationnel de développement économique du nouveau Plan de développement hongrois, qui est co-financé par les fonds structurels européens.

Le ministre évoque un certain nombre de programmes européens qui ont permis d’atteindre ces objectifs, notamment Eurostars et AAD (Assistance à l’autonomie à domicile). Ce dernier concerne les technologies de communications et d’information et vise à améliorer la qualité de vie des personnes âgées.

M. Varga affirme également que dans la situation économique actuelle, il est « de la plus haute importance » de conserver l’innovation et la R&D en haut de l’agenda européen.

« Je suis convaincu, explique-t-il, que cela représente un long chemin. Les investissements privés et publics dans les R&D sont essentiels pour aider l’économie à se stabiliser et à sortir de la crise. »

Dans ce contexte, il a affirmé qu’il était nécessaire de créer un  « réel » environnement favorable à l’innovation dans le milieu des affaires en Europe.

« Le rôle des investisseurs en capital-risque et en “capital-amorçage” est essentiel dans ce processus », estime Varga. Il ajoute que le « renforcement de la coopération entre l’Etat et le secteur privé, facilitant l’augmentation de la proportion des capitaux privés » est également crucial.

Finalement, le ministre estime qu’une « meilleure coordination entre les Etats membres, modérée par la Commission européenne », pourrait « accélérer le processus » aboutissant à des projets pan-européens de la phase préparatoire au marché global.

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