L’Espagne, la Belgique et la Hongrie ont d’ores et déjà mis sur pied leur programme commun pour la période des 18 mois durant laquelle ils occuperont successivement la présidence tournante de l’UE. Principal enjeu pour le trio présidentiel : arbitrer entre continuité dans l’agenda et préférences nationales.
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Trio de présidences
L’Espagne, la Belgique et la Hongrie ont d’ores et déjà mis sur pied leur programme commun pour la période des 18 mois durant laquelle ils occuperont successivement la présidence tournante de l’UE. Principal enjeu pour le trio présidentiel : arbitrer entre continuité dans l’agenda et préférences nationales.
Espagnols, Belges et Hongrois veulent jouer la carte de l’exemplarité. Premier à exercer dans le cadre des nouvelles règles établies par le traité de Lisbonne, il s’agira pour ce trio de définir une méthode autant qu’un contenu, assurer la transition institutionnelle sans pour autant délaisser les avancées politiques.
Le programme commun du trio présidentiel pour la période janvier 2010 - juin 2011 a été adopté le 7 décembre 2009 à l’occasion du conseil Affaires générales. Stratégie de Lisbonne, supervision financière, agenda social, paquet énergie-climat, renforcement de l’action extérieure de l’UE : les objectifs à long terme identifiés par le trio font largement échos aux priorités stratégiques dévoilées dans le programme de la présidence espagnole entamée le 1er janvier 2010.
Les résultats des efforts de coordination commencés en 2008, symbolisés par l’adoption d’un logo commun, ont été présentés lors d’une conférence de presse organisée le 21 janvier à la représentation française de la Commission européenne, en présence des ambassadeurs concernés. L’occasion pour chacun de mettre l’accent sur ses propres priorités.
« Notre rôle est de donner des impulsions à chaque conseil sectoriel, pas forcément de stabiliser comme c’est le cas des présidences permanentes », s’est défendu l’ambassadeur espagnol, Francisco Villar, en réponse à une question sur l’affaiblissement des présidences tournantes dans le nouveau traité, au profit des présidences stables. « La réponse doit être donnée dans les faits, pas dans le texte », a-t-il ajouté.
Diplomatie européenne
Parmi les grandes priorités de la présidence belge figure la préparation du sommet de Mexico. Après Copenhague, le Mexique accueillera la 17ème conférence sur le climat de l'ONU en décembre 2010. La prochaine grande étape dans l’agenda climatique international coïncide donc avec la dernière ligne droite de la présidence belge, donnant un rôle-clé au pays pour représenter l'UE dans ces négociations. « Désormais, nous voulons faire prévaloir la cohésion au niveau européen, de manière à mieux faire entendre l’UE dans les futures négociations internationales », a déclaré l'ambassadeur de Belgique en France Baudouin de la Kethulle de Ryhove.
Sécurité énergétique, PESD, application du programme de Stockholm adopté par le Conseil européen du 11 décembre 2009 : la Belgique mettra également l’accent sur les questions de sécurité, intérieure et extérieure. La future présidence belge s’engage en outre à poursuivre le processus, tout en rappelant l’impératif pour les candidats d’adopter les valeurs européennes.
Il est enfin vraisemblable que la présence du belge Herman Van Rompuy à la tête du Conseil européen donnera un poids plus fort à ce pays dans ces projets en matière de conduite des relations extérieures de l'UE.
Un agenda hongrois très politique
« La Hongrie veut une présidence politique, car l’Europe est avant tout une entreprise politique », a souligné l’ambassadeur de Hongrie en France, Laszlo Nikicser. Pour sa première présidence, le pays compte marquer les esprits avec un agenda plus politique, et tirer profit de ce nouveau statut pour faire ses preuves en tant que petit pays. « Il faut d’abord élaborer de nouvelles politiques communes [climat, énergie, innovation], et voir ensuite comment on peut les financer, pas l’inverse », a-t-il précisé.
La Hongrie portera également une grande partie de ses efforts vers l’extérieur : accélération des négociations d’adhésion avec la Croatie et les Balkans occidentaux, approfondissement de la politique de voisinage à l’Est, et élaboration à l’horizon fin 2010 d’une vraie stratégie pour le Danube.
La Hongrie devra présenter le détail de son programme au plus tard en printemps 2010 et établir un calendrier d’ici mai 2010.
L'EUROPE JUGÉE INDISPENSABLE POUR REPONDRE AUX DÉFIS MONDIAUX PAR 75% DES EUROPÉENS
L’analyse du dernier Eurobaromètre réalisé par la Commission européenne permet de mesurer l’état de l’opinion publique en Europe, au lendemain de la crise et de l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne. Les résultats ont été rendus publics à la mi-décembre.
D'après le sondage, 57% des Européens ont le sentiment d’avoir bénéficié de leur appartenance à l’UE, l’Irlande et les pays du Bénélux en tête.
Pour 75% des Européens, l’Europe est indispensable pour répondre aux grands défis mondiaux, bien qu’elle manque d’idées et de projet pour 46% d’entre eux. 61% considèrent qu’elle a grandi trop vite.
L’économie est la priorité numéro 1 des Européens, avec dans l’ordre le rétablissement économique (69%), le développement d’une croissance durable (45%), la lutte contre le changement climatique (44%), la stabilité dans le monde (40%), et l’amélioration des droits du citoyen (28%).
Pour lutter contre la crise, les citoyens préconisent avant tout la mise en place d’un système européen de supervision financière, l’amélioration de la qualité de l’éducation, la limite des déficits publics excessifs, la coordination des politiques économiques au niveau européen, et un meilleur accès aux crédits pour les entreprises.
L’analyse du dernier Eurobaromètre réalisé par la Commission européenne permet de mesurer l’état de l’opinion publique en Europe, au lendemain de la crise et de l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne. Les résultats ont été rendus publics à la mi-décembre.
D'après le sondage, 57% des Européens ont le sentiment d’avoir bénéficié de leur appartenance à l’UE, l’Irlande et les pays du Bénélux en tête.
Pour 75% des Européens, l’Europe est indispensable pour répondre aux grands défis mondiaux, bien qu’elle manque d’idées et de projet pour 46% d’entre eux. 61% considèrent qu’elle a grandi trop vite.
L’économie est la priorité numéro 1 des Européens, avec dans l’ordre le rétablissement économique (69%), le développement d’une croissance durable (45%), la lutte contre le changement climatique (44%), la stabilité dans le monde (40%), et l’amélioration des droits du citoyen (28%).
Pour lutter contre la crise, les citoyens préconisent avant tout la mise en place d’un système européen de supervision financière, l’amélioration de la qualité de l’éducation, la limite des déficits publics excessifs, la coordination des politiques économiques au niveau européen, et un meilleur accès aux crédits pour les entreprises.





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