La ministre de l’économie, Christine Lagarde, a convaincue les représentants de la zone franc de se rallier aux propositions de réforme du système financier international défendues par la France dans la perspective de la réunion du G20.
Revue de presse
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communiqué de presseLes Echos
Les membres du G20 sont "très proches de nos positions", affirme Lagardeles afriques
ce que Christine Lagarde a dit aux autorités financières de la Zone CFA
Les représentants de la zone franc (UEMOA, CEMAC, COMORES), en visite a paris, lundi 23 février, sont tombés d’accord avec les propositions que la France présentera au sommet du G20 de Londres, le 2 avril prochain.
Christine Lagarde leur a présenté les solutions arrêtées à Berlin, dimanche 22 février, par les pays de l’UE parties au G20. Elle a fait part aux représentants de la zone franc de la nécessité d’assurer la surveillance des fonds spéculatifs, des paradis fiscaux, et des agences de spéculation, conclusions adoptées au niveau de l’UE. Elle est également revenue sur le renforcement du rôle du FMI qui pourrait anticiper les crises à venir et les difficultés des pays en développement.
Les représentants de la zone franc ont déclarés, être «d’accord avec la position française », notamment sur la question de la supervision des banques, de la lutte contre les centres non coopératifs, ou de la régulation des fonds spéculatifs.
Ces soluions sont largement poussées par la France depuis que, Nicolas Sarkozy, à l’époque président en exercice du Conseil de l’UE, a souhaité la réunion d’un G20 à l’automne dernier, pour faire face à la crise économique mondiale.
Ces dernières semaines les déclarations du gouvernement français se sont multipliées. Christine Lagarde en déplacement à Washington et à New York a préconisé, vendredi 20 février, « la réforme rapide du système financier international ».
La france ne préside plus l’UE depuis le 1er janvier 2009. Pourtant, à Bruxelles, vendredi 20 février, le secrétaire d’état aux Affaires européennes, Bruno le Maire, a insisté sur l’agenda serré des leaders européens si l’UE souhaite élaborer une position européenne commune pour le sommet du G20.
Deux jours après, à Berlin, le président de la République, Nicolas Sarkozy, s’est réjoui: "Nous sommes tous bien d’accord, l’Europe veut la refondation du système " financier mondial. Des déclarations laissant penser qu’il avait su rallier ses homologues- l’Allemagne, la Grande-Bretagne, l’Italie, l’Espagne et la République tchèque – à son idée d’une plus grande régulation et supervision des marchés financiers.
La rencontre avec les Etats de la zone franc a donc été, encore une fois, l’occasion de défendre le « lead » français sur les quatre thématiques de travail décidées après le sommet de Washington en novembre 2008. Promouvoir une régulation saine et la transparence des marchés financiers, renforcer la coopération internationale et l’intégrité des marchés, réformer le FMI, réformer la Banque mondiale et les autres banques multilatérales de développement.
Toutefois, à la question de l’augmentation de la participation financière de la France au budget du FMI, Mme Lagarde a dit plutôt « espérer une participation l’UE ».
AUTOMOBILE: PAS DE NOTIFICATION DE LA FRANCE
Interrogée par EurActiv.fr lors de la conférence de presse sur l’état des discussions avec la Commission concernant le plan français de soutien à l’automobile, la ministre a indiqué travailler "étroitement" avec l'exécutif européen. "Nous avons répondu à un certain nombre de questions en fin de semaine dernière et le dialogue se poursuit", a-t-elle déclaré.
La ministre a également estimé que le plan de soutien au secteur automobile ne devait pas être soumis à notification. "Il entre parfaitement dans le cadre des prêts à intérêts bonifiés qui ne sont pas soumis à notification. Nous avons juste un échange d’informations actuellement avec la Commission", a-t-elle conclut. Des informations qui laissent penser que le gouvernement français ne considère pas ses mesures de soutien à l'automobile comme des aides d'Etat. (Lire l'interview de Laurence Idot, professeur de droit de la concurrence communautaire à l'université Paris II).



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