Quel va être votre rôle dans la campagne des élections européennes?

Notre premier devoir, en tant que commissaires, c’est d’encourager les citoyens à voter dans l’ensemble de l’Union européenne. Au niveau de la Commission, nous appartenons tous à un parti, et il faut voir comment nous pouvons soutenir nos candidats, tout en nous gardant bien d’éviter tout esprit partisan. Nous, nous sommes au service de l’Europe toute entière, et la Commission doit rester le lieu où l’on forge le consensus.

Il faut éviter que nous entrions dans des querelles partisanes. Cela n’empêche pas, surtout pour donner des messages positifs sur l’Europe, de pouvoir participer à des réunions. L’UMP est mon parti. Ce qui est surtout important pour nous, c’est d’animer une campagne qui portera surtout sur la participation au vote. Parce que nous  savons que, mécaniquement, dans ce type de votes, plus il y a d’abstention, plus les eurosceptiques des deux extrêmes risquent de prendre des sièges.

Irez-vous à d’autres réunions de l’UMP d’ici aux élections de juin?

Oui, bien sûr. A Bruxelles, nous allons, entre commissaires, définir ensemble un code de bonne conduite pour ces élections européennes, pour savoir quelle place nous allons prendre dans les campagnes menées dans nos différents pays. Nous allons nous y atteler dans les semaines à venir.