Le député hongrois József Szájer, vice président du groupe PPE en charge des auditions parlementaires de la Commission désignée, a déclaré que son groupe allait demander des explications au candidat slovaque lors de son audition à Strasbourg le 18 janvier prochain. Le Slovaque a été désigné par le président Barroso pour prendre en charge le portefeuille de l’Administration et des relations inter-institutionnelles.

« Nous sommes inquiets des propos tenus par Maroš Šefčovič le 19 janvier 2005, date à laquelle la Commission a organisé une conférence sur les droits de l’homme et la politique migratoire de l’UE. Or selon des documents de l’OSCE, Maroš Šefčovič, qui venait d’être nommé ambassadeur slovaque, a déclaré que ses compatriotes Rom profitaient du système social slovaque ».

« Je ne pense pas que le futur vice-président de la Commission européenne, responsable de domaines aussi sensibles que le recrutement ou l’égalité des chances entre les hommes et les femmes, ne puisse avoir de tels points de vue discriminatoires », a précisé le représentant du PPE

Interrogé par EurActiv.com sur le lien entre la soudaine prise de position du PPE sur le commissaire désigné roumain était lié à la mauvaise performance de la commissaire bulgare la veille. « Il pourrait y avoir de fausses impressions en ce sens», a admis M. Szájer.

Les propos tenus par M. Szájer sont en contradiction avec ceux récemment tenus par le PPE qui s'était dit opposé aux attaques personnelles. Apparemment cette diatribe contre le candidat slovaque avait été prévue comme une riposte possible au cas où le PPE se retrouverait dans une situation difficile, ont indiqué des sources à EurActiv.com.

Les accusations contre M. Šefčovič ne semblent en effet pas très solides.  Selon EurActiv.com, les citations imputées au Slovaque sont en réalité extraites d'un rapport sur les activistes Rom qui accuse de nombreux dirigeants européens de haine anti-Tsigane. 

  

  

  

« Nous espérons que Mme Jeleva ne sera pas uniquement jugée sur des allégations non fondées mais sur son expertise et sa capacité à maîtriser ce domaine », a ajouté M. Szájer.

Mais selon un document obtenu par EurActiv Bulgarie, la commission du Développement du Parlement européen serait arrivée à la conclusion que Mme Jeleva n’avait répondu correctement à aucune des questions posées. Le texte indique également que Mme Jeleva n’a aucune idée concrète sur des sujets aussi importants que l’Afghanistan, le Congo, le Soudan et Gaza, et apparemment « ne sait pas où se situent géographiquement certaines zones de conflits ».

« Dans des circonstances normales, elle aurait dû être en mesure de montrer ses compétences, mais elle n’a pas reçu un traitement juste », a estimé M. Szájer.