En France, Nicolas Sarkozy avait reçu à l’Elysée, fin juillet, le candidat démocrate encore en campagne. Le président français avait alors lancé à des journalistes: «Obama? C’est mon copain.» Mais aujourd’hui, Nicolas Sarkozy semble être nettement moins enthousiaste, voire irrité par l’obamanie. Le journal Le Parisien cite ainsi des proches du président. «[Obama] est là pour défendre les intérêts des Etats-Unis, pas pour nous faire des cadeaux!», dit l’un d’entre eux.
De son côté, Jean-Marc Vittori, éditorialiste au journal économique Les Echos, estime que le nouveau président des Etat-Unis prend le pouvoir au pire moment qu’a connu l’économie américaine depuis les années 30. «Le nouveau président devra commencer par trouver les moyens de colmater les brèches de la dette, à la fois du côté des particuliers, des banques et des autres entreprises. (...) Ensuite, il faudra soutenir la demande.» «Quatre ans, ça va paraître court, conclut-il, surtout après deux présidents qui ont passé chacun huit ans aux manettes.»
Côté gouvernemental, début décembre, le président a nommé un «commissaire à la diversité et à l’égalité des chances», Yazid Sabeg, un homme d’affaires français d’origine algérienne. Une nomination, intervenue un mois après l’élection du président américain, et interprétée par certains comme un signe de l’évolution des mentalités.
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