Les commentaires de M. Müntefering ont renforcé l’espoir de l’ancien premier ministre portugais de conserver son poste à l’expiration de son mandat. 

M. Müntefering a affirmé que M. Barroso, soutenu par son parti, le Parti populaire européen (PPE-DE), avait réalisé du bon travail à la tête de l’exécutif européen et bénéficiait du soutien des gouvernements de centre-gauche en Europe, dans son pays, mais aussi en Espagne et au Royaume-Uni. 

A la question de savoir si les forces de centre-gauche en Europe pourraient s’opposer à la réélection de Barroso, il a répondu: « elles seraient naïves de le faire ». "Il existe 27 pays européens et 21 d’entre eux sont menés par des gouvernements conservateurs. Et au moins deux autres, le Portugal et l’Espagne, sont en faveur de M. Barroso. Pensez-vous vraiment que les quatre autres pourraient relever le défi ?", a-t-il analysé.

M. Müntefering, président du SPD, qui partage le pouvoir avec la chancelière Angela Merkel (chrétiens démocrates, CDU), a également déclaré que son parti souhaiterait un siège au sein de la prochaine Commission européenne pour l’Allemand Martin Schulz, actuel président du groupe socialiste au Parlement européen. 

Les conservateurs de Mme Merkel et le SPD se sont querellés sur la question de savoir lequel des deux partis désignerait le candidat allemand au poste de Commissaire européen, après le départ de Günter Verheugen (SPD). 

« Il y a eu une coopération étroite avec M. Barroso jusqu’ici, et je ne vois pas qui serait capable de la stopper s’il est à nouveau désigné par les conservateurs », a affirmé M. Müntefering à la Foreign Press Association. 

« C’est un homme confiant, un responsable politique expérimenté. Nous comprenons que nos amis portugais le soutiennent et que l’Espagne en soit également proche. Nous assumons aussi, qu’il y a tant de gouvernements conservateurs en Europe, qu’il n’y a pas d’autre majorité possible », a-t-il ajouté.

M. Barroso a été désigné en 2004 à la tête de la Commission après qu’un compromis a été atteint avec difficulté. Le Royaume-Uni et ses alliés ont réussi à bloquer le candidat favori des Français et des Allemands, l’ex-Premier ministre belge Guy Verhofstadt. 

(EurActiv.com avec Reuters. Cet article a été traduit de l’anglais par EurActiv.com)