Le président du groupe des libéraux européens, Guy Verhofstadt, suggère trois scénarios pour l’élection du prochain président de la Commission européenne.

Selon la première option, envisagée lors d’une réunion du groupe de l’alliance des démocrates et des libéraux (ADLE) le 27 août, les dirigeants des groupes politiques du Parlement européen se mettront d’accord pour tenir un vote en plénière sur la nomination de M. Barroso le 16 septembre, après avoir approuvé son programme pour les cinq ans à venir lors d’auditions séparées avec le candidat. Celles-ci doivent avoir lieu les 8 et 9 septembre.
Le deuxième scénario – le pire selon les libéraux – prévoit le rejet de la candidature de M. Barroso par les présidents de groupe à l’occasion des auditions. Une situation qui obligerait la présidence suédoise à réunir le Conseil européen en urgence afin de proposer le nom d’autres candidats.
Selon un troisième scénario, les groupes politiques sceptiques sur le programme de M. Barroso, pourraient repousser le vote du Parlement au mois d’octobre. Le candidat serait alors dans l’obligation de revoir certains de ses engagements.
« Ce dernier scénario doit prendre en compte le « facteur irlandais » - le second référendum sur le traité de Lisbonne le 2 octobre – et voir si son résultat répond aux attentes du public irlandais », a déclaré M. Verhofstadt lors de la rencontre du groupe libéral.
"Le rejet potentiel de M. Barroso serait une mauvaise nouvelle pour la question irlandaise, aurait affirmé M. Verhofstadt, car cela créerait une crise institutionnelle", a confié à EurActiv.com une source ayant participé à la réunion.
Dans tous les cas, selon l’ancien premier ministre belge, les conséquences d’un tel rejet seraient pires qu’un report du vote au mois d’octobre.
M. Barroso rencontre le Parlement européen
Le président Barroso s’est exprimé brièvement auprès de la presse le 27 août après avoir reçu le président du Parlement européen, Jerzy Buzek. M. Buzek a indiqué son intention de proposer aux groupes politiques que le vote sur M. Barroso se tienne le 16 septembre. De son côté le président de la Commisison a affirmé que le calendrier n’était pas un problème pour lui, et qu’il serait prêt quand le Parlement le serait lui aussi.
Des sources à la Commission européenne ont indiqué que les 27 commissaires se préparaient à rester en intérim jusqu’à la fin de l’année 2009 à cause du possible retard de la ratification du traité de Lisbonne par le Sénat tchèque (EurActiv.fr 24/08/09).
Selon une source au Parlement, le président tchèque Václav Klaus souhaite donner une chance aux Tories britanniques de convoquer un référendum et ainsi de « tuer » le traité de Lisbonne s’ils parviennent à s’emparer du pouvoir assez tôt.
« Mais ce report ne peut durer éternellement. Les prétextes et les excuses de M. Klaus s’épuisent, a déclaré cette source. Dans l’hypothèse où Gordon Brown appellerait à des élections anticipées en mai 2010, M. Klaus n’aurait pas de ressource pour repousser la ratification jusqu’en mai ou juin ».
CALENDRIER :
- 8 et 9 sept. : M. Barroso doit discuter de son programme avec les groupes parlementaires qui le souhaitent.
- 16 sept. : le Parlement européen vote sur le second mandat de M. Barroso.
- 2 oct. : second référendum irlandais sur le traité de Lisbonne.



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