Le mécanisme REDD+ (Réduction des Émissions issues de la Déforestation et de la Dégradation) était l’un des rares domaines dans lequel des avancées étaient attendues à Cancún. Ceux qui attendaient des clarifications à l’architecture de la chose seront déçus. Une fois de plus, les décisions opérationnelles ont été repoussées à plus tard. Politiquement, on peut voir dans la mention des droits des populations autochtones et des communautés locales et dans l’absence de référence directe au marché du carbone, des points marqués par l’aile gauche, conduite par la Bolivie et soutenue par des ONG sociales et antilibérales, contre une aile droite emmenée par de pays comme l’Australie et les USA, appuyée par des ONG de stricte conservation des forêts.

Dans l’évocation de circonstances nationales, on peut voir une bonne manière faite aux pays du Bassin du Congo, qui veulent pouvoir garder des chances d’être rémunérées en décomptant de leurs bilans émissions de futures augmentations de déforestation, au nom de leurs besoins de développement. Mais point d’avancées concrètes.