La démission de Georges Papandréou et Silvio Berlusconi, remplacés par des gouvernements techniques, a soulevé des questions sur le caractère démocratique de la technocratie. Ces questions se posent aussi lorsque nous ajoutons des pouvoirs accrus à la Commission européenne pour la surveillance des budgets nationaux des États membres, sans parler de ceux de la Troïka (FMI, BCE, Commission européenne) quand il s’agit des Etats membres de la zone euro qui ont eu recours aux emprunts (Grèce) ou à la Facilité européenne de stabilité financière (FESF).

Les réponses à ces questions sont mitigées. Le remplacement de M. Berlusconi par un gouvernement technocratique, accéléré par les pressions du marché mondial, peut effectivement être un signe d’une démocratie qui fonctionne.

Pour le remplacement de M. Papandreou, précipité par les pressions des puissances zone euro et par son propre pari hasardeux sur la démocratie directe, tout dépend de la façon dont les choses vont se jouer. Quant à la gouvernance technocratique de l’UE, c’est là que le déficit de démocratie peut être le plus élevé.