La condamnation de Ioulia Timochenko semble marquer l’avènement d’un pouvoir autoritaire en Ukraine, mais elle révèle surtout les faiblesses d’un régime politique soumis à des facteurs modérant cette tendance.

L’imperturbable dame à la tresse blonde, révélée au monde lors de la Révolution orange de décembre 2004, a connu un verdict pour le moins peu clément. En effet, sa condamnation le mardi 11 octobre à sept ans de prison ne vient pas sanctionner un enrichissement personnel réel ou supposé, comme c’était le cas en 2001 quand elle dirigeait United Energy Systems. Cette fois-ci, c’est la conclusion de l’accord gazier signé en 2009 avec la Russie qui est en cause. L’ex-Premier ministre aurait commis un « abus d’autorité » dans l’exercice de son mandat.