Voici trois ans que la grande crise bancaire s’est mise en route et deux ans qu’elle a explosé. La vraie surprise est la lenteur avec laquelle les responsables politiques avancent pour prendre les mesures que réclame la dure leçon de ces événements. Deux étapes viennent d’être franchies, l’une superficielle au niveau de l’Union européenne, l’autre plus fondamentale au niveau international. Jusqu'à quel point les gouvernements ont-ils résisté à l'intense lobbying des banques ?

Au moment de la grande crise bancaire, qui s’est déroulée entre août 2007 et septembre 2008, tous les responsables politiques se sont succédé devant les micros pour promettre « plus jamais ça ». Les mots pour décrire le comportement des banques n’étaient jamais assez sévères et les engagements à les réglementer ressemblaient à des cris du cœur. Des dizaines de rapports, publics et privés, ont élaboré des projets très détaillés et, même si des controverses subsistent, elles concernent plus les détails que le cœur de la question. Mais en termes d’actions concrètes, où en sommes-nous aujourd’hui ?