Dans le dernier cahier du think tank "En temps réel", Gilles de Margerie, directeur général de Ricol Lasteyrie et Hubert de Vauplane avocat associé chez Kramer Levin Naftalis & Frankel, LLP soulignent l'impact de la faiblesse du cadre juridique et compatble des dettes souveraines dans la crise que traverse actuellement la zone euro.
La crise de la dette souveraine de plusieurs pays de la zone Euro menace la stabilité financière de l’Europe tout entière, et a d’importantes répercussions internationales. La crainte d’un défaut d’un des Etats de l’Eurozone s’est étendue de la Grèce à d’autres pays. Les sommets se succèdent, et ne paraissent, à chaque fois, qu’apporter des réponses partielles et insuffisantes aux difficultés à traiter.
Depuis quelques mois, il apparaît qu’au tout premier rang des raisons qui rendent si difficile l’élaboration de solutions viables, figure l’exposition massive du secteur financier lui-même aux dettes des Etats de la zone.
Si ces dettes perdent de la valeur parce qu’elles n’ont plus la confiance des investisseurs, et qu’il faut compenser l’impact de cette perte de valeur dans les comptes des banques, les fonds propres additionnels à mobiliser peuvent à leur tour avoir à être fournis, directement ou indirectement par le FESF, par les Etats eux-mêmes : double peine.






Réagissez