Dans une étude publiée par Terra Nova, le professeur de physique et président de l'association "Sauvons le climat" Gérard Pierre dénonce une augmentation des prix, induite par la loi NOME, dans la perspective d'une meilleure concurrence.
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Le projet de loi sur la Nouvelle Organisation du Marché de l’Electricité (appelée loi NOME) a été voté le 15 juin. Celui-ci cherche à contraindre Electricité de France (EDF) à rétrocéder à des entreprises concurrentes jusqu’à un quart de sa production à prix coûtant.
Pourquoi ? Le marché de l’électricité est totalement ouvert à la concurrence depuis le 1er juillet 2007 (entreprises et particuliers, soit 25 millions de clients), conformément à la directive européenne de libéralisation du 26 juin 2003. Mais EDF continue à bénéficier d’un quasi-monopole de fait (95% du marché) et la Commission européenne s’en est émue. La loi NOME vise ainsi à établir « de force » un marché de l’électricité concurrentiel, ce que la loi n’a pu réaliser « de gré ».
Il y a là une décision purement idéologique. L’ouverture à la concurrence avait pour objectif initial de permettre la baisse des prix pour le consommateur; elle est devenue un objectif en soi.
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