Le ciel unique européen : vers des transports aériens plus écologiques ? [FR]

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Composés de 27 espaces aériens indépendants, les cieux européens deviennent actuellement de plus en plus surpeuplés, entraînant l’UE faire pression pour la réalisation d’un « ciel unique européen ». Cependant, la réticence des Etats membres à céder de leur souveraineté dans ce domaine semble ralentir le processus.

Onglets horizontaux

Vue d'ensemble

 

L’espace aérien est l’un des domaines dans lesquels l’intégration européenne s’efforce de ne pas se laisser distancer. Le ciel européen est en effet divisé en 27 espaces aériens différents contrôlés par les gouvernements nationaux.

 

Cette fragmentation a des répercussions négatives sur l’efficacité du trafic aérien en Europe puisque les compagnies aériennes doivent traverser divers systèmes de contrôle du trafic aérien avant de parvenir à leur destination. Elle est également à l’origine de préoccupations liées à la sécurité puisqu’elle augmente les encombrements. De plus, elle accroît la pollution atmosphérique en obligeant les avions à parcourir des kilomètres supplémentaires et à avoir des circuits d’attente avant de pouvoir atterrir dans les aéroports européens encombrés.

 

Les activités aériennes sont actuellement responsables d’à peine 3 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Ce chiffre devrait néanmoins augmenter dans la mesure où le trafic aérien est censé doubler d’ici 2020.

 

Pour faire face à ces questions, la Commission a lancé une initiative en 1999 visant à créer un « ciel unique européen » (CUE) en réformant le système de gestion du trafic aérien. Une série de règlements avait été adoptée en mars 2004 en vue d’une mise en œuvre d’ici 2025. Cependant, en reconnaissant que ces règlements n'avaient pas engendré les résultats escomptés dans certains domaines importants, la Commission a présenté un second paquet législatif en juin 2008.

 

L’initiative sur le ciel unique fait partie d’une stratégie reposant sur trois piliers et destinée à rendre le secteur de l’aviation plus écologique. Cette stratégie comprend l’élaboration d’une initiative technologique conjointe (ITC) « Clean Sky » ainsi que des propositions législatives visant à inclure le secteur dans le système européen d’échange de quotas d’émissions (lire le LinksDossier  sur l’aviation et le système ETS).

 

L’initiative Clean Sky est un partenariat de recherche public-privé de 1,6 milliard d'euros pour aider le secteur du transport aérien à développer des technologies écologiques pour les avions. Elle a été lancée officiellement en février 2008 afin de réduire de moitié le bruit, la consommation de carburant et les émissions de CO2 par voyageur-kilomètre, et de diminuer les émissions d’oxyde d’azote (NOx) de 80 % d’ici 2020.

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