Obama contourne le système ETS pour les avions américains

  

Hier (27 novembre), le président Barack Obama a signé un texte de loi évitant aux compagnies aériennes américaines de payer pour chaque tonne de carbone émise pour les vols en provenance et à destination de l’Europe, malgré le récent moratoire européen d’un an sur cette proposition de mesure.

 

La loi constitue la première partie de la législation débattue à la Chambre après la reprise de la session parlementaire le 13 novembre et le Sénat l'avait étrangement adoptée à l'unanimité en septembre.

 

Cette loi permet au secrétaire aux transports des États-Unis de protéger les compagnies aériennes américaines du système européen d’échange de quotas d’émissions (ETS).

 

Des avocats ont indiqué que la loi était atypique étant donné qu'elle empêchait des compagnies américaines de se plier aux lois d'un pays tiers.

 

« Cela n'a jamais eu aucun sens que les gouvernements européens imposent une taxe à nos citoyens pour voler dans notre propre espace aérien et, avec l'adoption de cette loi, nous disposons des outils nécessaires pour nous y opposer et protéger l'emploi aux États-Unis », a déclaré la sénatrice démocrate Claire McCaskill, coauteure du texte de loi.

 

La Chambre a adopté la loi même si l'Union européenne a annoncé lundi qu'elle arrêtait l'application de cette loi pendant un an.

 

Mme McCaskill et le sénateur républicain John Thune, l’autre auteur de la loi, ont affirmé dans un communiqué que leur loi avait incité l'UE à reporter la mise en oeuvre du système de plafonnement et d'échange pour le secteur aérien.

 

L'Union européenne a également subi des pressions de la Chine, l’un des marchés mondiaux les plus florissants dans le domaine de l'aviation, qui a menacé d'annuler des commandes d'avions européens Airbus si l'UE ne renonçait pas à l'application du système ETS pour toutes les compagnies aériennes.

 

Sur le réseau social Twitter, un fonctionnaire de l'UE a laissé entendre que les États‑Unis ne progressaient pas en matière de politiques « plus vertes ».

 

Lors de son discours de victoire après sa réélection le 6 novembre, Barack Obama a déclaré que le changement climatique constituait l’une des trois priorités du pays.

 

Dans un tweet, Connie Hedegaard, la commissaire en charge de l'action pour le climat, a indiqué que jusqu’à présent, la politique sur le climat du président Obama ressemblait exactement à celle de son premier mandat. Elle s'est demandé à quel moment on assisterait au changement annoncé.

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