Les affaires reprennent, après un sommet européen nécessaire mais incomplet. Les bailleurs de fonds internationaux (FMI-BCE-UE) doivent se rendre à Athènes, lundi 12 décembre, pour poursuivre les négociations autour de la restructuration de la dette du pays. 

Ils doivent également s’entretenir avec le gouvernement grec sur le deuxième plan de sauvetage de 130 milliards d’euros décidé lors du précédent sommet, fin octobre.

Pas l’unanimité

Le système d’échange d’obligations grecques décidé à cette occasion ne fait pas recette auprès des créanciers privés, qui attendraient toujours des gages du gouvernement grec. 

Les négociations devaient avoir repris mi-novembre, selon le Financial Times. Mais l’accord sur les détails de la procédure, censée commencer début 2012, semble mis à mal par un contexte d’incertitude toujours plus grande au sein de la zone euro et le spectre d'une récession plus sévère que prévue. 

En amont du sommet européen des 8 et 9 décembre, le premier ministre grec, Lucas Papademos, avait concédé que les négociations autour des échanges de titres étaient « complexes ».

Le quotidien britannique, qui s’était procuré un rapport faisant le tour des différentes options pour restructurer la dette de la Grèce, avait indiqué que les principaux créditeurs du pays étaient prêts à accepter une décote de 50% dans le cadre de l’échange de titres à condition, notamment, d’être remboursés dès les premiers signes de reprise économique.

Clause d'action collective

Toujours d'après ce document, ils demandent à ce que les nouveaux titres soient émis sous la loi britannique afin d'éviter qu’Athènes ne puisse leur infliger des pertes plus importantes que prévues. 

De leur côté, les autorités grecques envisageraient la possibilité d’introduire une clause d’action collective, obligeant l’ensemble des créanciers privés d’Athènes à prendre part à la restructuration de la dette du pays dès lors qu’une ‘super majorité’ de détenteurs de ces titres (par exemple 75%) l’aurait approuvée. Selon Reuters, le quotidien grec a évoqué l’existence d’un projet de loi allant dans ce sens.

La décote de 50% sur les obligations grecques doit permettre de ramener la dette publique de la Grèce à 120% de son PIB d’ici 2020 (contre 160% actuellement).