Vasko Naumovski, premier ministre adjoint pour l’intégration européenne, espère résoudre le différend qui oppose son pays à la Grèce sur le nom de la Macédoine. Il s’est confié à EurActiv.com dans un entretien exclusif.
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Vasko Naumovski, premier ministre adjoint pour l’intégration européenne, espère résoudre le différend qui oppose son pays à la Grèce sur le nom de la Macédoine. Il s’est confié à EurActiv.com dans un entretien exclusif.
La querelle de nom qui dure depuis 18 ans entre la Grèce et l'Etat de Macédoine a empêché ce petit pays de rejoindre l’OTAN (EurActiv 02/04/08) et d’avancer sur le chemin de l’intégration européenne (EurActiv 04/04/08).
Mais dans un entretien à EurActiv.com, le vice premier ministre macédonien Vasko Naumoski, s’est montré optimiste.
"Nous espérons que dans les semaines qui viennent nous serons capables de faire des progrès supplémentaires, même si certains ont déjà été effectués par rapport à quelques années auparavant. Nous restons en négociation pour trouver une solution, pas pour continuer de négocier indéfiniment", a-t-il déclaré.
M. Naumoski s’est abstenu de donner son avis sur ce qui se passerait pour les négociations si le nouveau gouvernement grec formait une coalition avec les socialistes du Mouvement socialiste panhellénique (EurActiv 05/10/09). Il a également évité de dire si l’essence du problème était qu’Athènes n’accepterait pas la proposition de la Macédoine, selon laquelle il devrait y avoir un nom à usage national et une autre utilisé pour les relations internationales.
Interrogé à propos de l’Encyclopédie macédonienne récemment publiée qui a soulevé l’indignation en Grèce, mais aussi en Bulgarie, au Kosovo, en Albanie et même au Royaume-Uni et aux Etats-Unis en raison de ses interprétations historiques (EurActiv 13/10/09), M. Naumovski a souligné qu’il s’agissait d’un projet de l’Académie des Arts et des Sciences de Macédoine, qui n’est pas une institution gouvernementale. "Ce projet ne doit pas porter atteinte à la candidature macédonienne à l’UE", a-t-il affirmé.
M. Naumovski a déclaré que son gouvernement était désolé que les citoyens macédoniens d’origine albanaise aient été insultés par certains passages de l’encyclopédie, qui les décrit comme des colons arrivés dans le pays au 16ème siècle.
Dans cette encyclopédie, les Albanais sont décrits comme des « Shiptari » ou des «Planinci », termes à connotation péjorative. Mais il ne s'est pas prononcé sur les possibles offenses faites aux autres nations.
Au sujet de la décision récente de la Commission européenne de recommander une ouverture des négociations d’adhésion à l’UE avec la Macédoine, M. Naumovski a déclaré qu’il ne pouvait pas préjuger de la décision qui sera rendue au Conseil européen de décembre. Il a toutefois insisté pour dire que cette recommandation avait été faite grâce aux résultats du gouvernement macédonien et aux performances accomplies.
Vasko Naumovski s'est confié à Georgi Gotev.
L'ORIGINE DU CONFLIT SUR LE NOM DE LA MACEDOINE
Source: Wilkipedia
Le nom de la Macédoine et sa revendication par deux peuples différents, les Grecs et les Macédoniens slaves, est au cœur des disputes nationalistes dans cette région des Balkans depuis la fin du xixe siècle.
La Grèce n’accepte pas, en effet, que la République de Macédoine se nomme «Macédoine » au motif qu'historiquement le seul État souverain à porter ce nom fut le royaume de Macédoine des Argéades et des Antigonides.
L'extension du royaume argéade à l'époque de son apogée, sous le règne de Philippe II et de son fils Alexandre le Grand est volontiers prise comme référence par les Grecs pour déterminer les territoires qui peuvent ou non, selon eux, être désignés sous le nom de Macédoine.






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