Mercredi 16 décembre, l’Albanie a franchi une étape supplémentaire dans le processus qui la rapproche de l’Union européenne. La Commission européenne a remis à Tirana un volumineux questionnaire pour évaluer ses capacités à rejoindre les 27.
Documents officiels
Commission européenne
Conclusions 2009 concernant l'AlbanieCommission européenne
Stratégie d'élargissement 2009-2010
Revue de presse
diploweb.com
L’Albanie sur la route euro-atlantiqueEurActiv.com
L’Albanie officiellement candidate à l’adhésion à l’UEEurActiv.com
Albanie, les tensions montent après les électionsLa Croix
l'élargissement dans les Balkans reste un horizon très lointain
Recherches
Fondation Robert Schuman
Les premiers pas de l'Albanie vers l'Union européenne
Mercredi 16 décembre, l’Albanie a franchi une étape supplémentaire dans le processus qui la rapproche de l’Union européenne. La Commission européenne a remis à Tirana un volumineux questionnaire pour évaluer ses capacités à rejoindre les 27.
Helmuth Lohan, chef de la mission de l'UE à Tirana, a remis au Premier ministre Sali Berisha un questionnaire de 384 pages - soit 2280 questions - a annoncé sur son site la délégation de l'UE en Albanie.
« La remise du questionnaire marque aujourd’hui une étape importante sur la voie européenne de l'Albanie. Y répondre est une tâche exigeante qui nécessite un engagement fort de l'administration publique tout entière », a déclaré M. Lohan.
Le questionnaire accorde une importance particulière au respect des critères politiques de Copenhague, qu’il faut remplir pour accéder à l’Union. « Bonne gouvernance, primauté du droit, réforme judiciaire, lutte contre la corruption, liberté des médias : ce sont autant de questions clés qui constitueront la base de notre évaluation », peut-on lire dans une déclaration de la délégation de l'UE.
Sali Berisha, qui, depuis les changements démocratiques intervenus en 1989, a passé plus de la moitié de son temps comme président et Premier ministre, a été réélu le 15 décembre à la tête du Parti démocratique (DP) au pouvoir.
Le premier ministre a qualifié ce jour d’historique, et a lancé un appel en direction du chef de l’opposition, Edi Rama, afin que lui aussi célèbre la réception du document et accepte de travailler main dans la main avec le gouvernement. Le parti socialiste, dans l’opposition, qui boycotte actuellement le Parlement, accuse les démocrates d’avoir fraudé pendant les élections parlementaires de juin, et réclame le recomptage des votes. Mais M. Berisha a résisté à ces appels et exhorte aujourd’hui les socialistes à mettre fin au boycott et à se conformer aux résultats des élections.
Lohan a également demandé à l’ensemble des parties prenantes en Albanie de se joindre au dialogue qu’il souhaite entamer au sein du Parlement, pour atteindre le «consensus large» nécessaire à ma mise en œuvre des réformes difficiles qui s'annoncent.
De leur côté, les autorités européennes ont averti le pays à plusieurs reprises que, si le boycott du Parlement se poursuivait trop longtemps, il aurait un impact négatif sur les chances du pays d’obtenir le statut de candidat officiel à l’entrée dans l’Union.
Le plus pauvre des pays candidats
L’Albanie demeure un pays pauvre, bien que la situation ait beaucoup évolué depuis la fin de la période communiste, époque durant laquelle l’autarcie était totale à la fois vis-à-vis de l’Occident et du reste du bloc soviétique, excepté la Chine. Le pays était alors un cas unique. Un récent sondage réalisé par Eurostat place l’Albanie tout en bas de l'échelle européenne en terme de produit intérieur brut (PIB) par habitant, exprimé en standard de pouvoir d'achat.
Pour une moyenne de 100 au sein de l'UE à 27, l'Albanie arrive en dernier avec 26% seulement. La Croatie, autre pays candidat dans les Balkans, a un niveau bien plus élevé avec 63%, c’est-à-dire un taux similaire à celui de la Hongrie, pays membre quant à lui, situé à 64%. La Turquie atteint actuellement les 46%, taux plus élevé que certains Etats pourtant membres de l’Union, comme la Bulgarie (41%).
L'Islande est le pays le plus prometteur de l’espace nordique européen. Avec 121%, elle est au-dessus de la moyenne de l’UE et au dessus de la Suède, qui a 120%. Le taux de PIB le plus élevé par habitant se situe au Luxembourg, avec 276%, suivi par l'Irlande, très loin derrière tout de même avec 135%.
CONTEXTE:
L’Albanie a demandé son adhésion à l'UE en avril 2009. En juillet, le Conseil de l'UE a déclaré qu'il reviendrait sur la demande du pays une fois la procédure d'élection en cours dans le pays achevée. Depuis les élections nationales de juin, les deux principaux acteurs sur la scène politique, le Parti démocratique du Premier ministre Sali Berisha et le parti socialiste d’Edi Rama, n’ont eu de cesse de s'accuser mutuellement de fraude.
Dans son dernier rapport sur l'Albanie, la Commission européenne a rappelé à Tirana les efforts qu’il lui reste à faire, en particulier dans les domaines de la lutte contre la corruption, de la primauté du droit, et du fonctionnement des institutions de l'Etat.
Les conclusions du Conseil européen de Décembre ont également mis en avant le nécessaire renforcement de l’administration albanaise, l’amélioration de la liberté de la presse, et la poursuite des travaux visant à éliminer les restrictions sur les visas. Contrairement à la Serbie, la Macédoine et le Monténégro, l'Albanie n'a pu être exemptée car elle n’a pas encore satisfait à toutes les exigences.
Une fois qu’ils ont fourni les réponses au questionnaire, les pays candidats reçoivent un «avis», émis après examen par la Commission. Un avis positif, une fois approuvé par le Conseil des ministres, confère le statut officiel de «pays candidat».
À l'heure actuelle, seule la Croatie, la Macédoine et la Turquie ont le statut de pays candidat. L’Albanie, la Serbie, la Bosnie-Herzégovine et le Monténégro ont quant à eux un statut de «candidats potentiels». Seules la Croatie et la Turquie sont déjà engagées dans des négociations d'adhésion - la partie la plus sensible du processus dans son entier.
L’Albanie a demandé son adhésion à l'UE en avril 2009. En juillet, le Conseil de l'UE a déclaré qu'il reviendrait sur la demande du pays une fois la procédure d'élection en cours dans le pays achevée. Depuis les élections nationales de juin, les deux principaux acteurs sur la scène politique, le Parti démocratique du Premier ministre Sali Berisha et le parti socialiste d’Edi Rama, n’ont eu de cesse de s'accuser mutuellement de fraude.
Dans son dernier rapport sur l'Albanie, la Commission européenne a rappelé à Tirana les efforts qu’il lui reste à faire, en particulier dans les domaines de la lutte contre la corruption, de la primauté du droit, et du fonctionnement des institutions de l'Etat.
Les conclusions du Conseil européen de Décembre ont également mis en avant le nécessaire renforcement de l’administration albanaise, l’amélioration de la liberté de la presse, et la poursuite des travaux visant à éliminer les restrictions sur les visas. Contrairement à la Serbie, la Macédoine et le Monténégro, l'Albanie n'a pu être exemptée car elle n’a pas encore satisfait à toutes les exigences.
Une fois qu’ils ont fourni les réponses au questionnaire, les pays candidats reçoivent un «avis», émis après examen par la Commission. Un avis positif, une fois approuvé par le Conseil des ministres, confère le statut officiel de «pays candidat».
À l'heure actuelle, seule la Croatie, la Macédoine et la Turquie ont le statut de pays candidat. L’Albanie, la Serbie, la Bosnie-Herzégovine et le Monténégro ont quant à eux un statut de «candidats potentiels». Seules la Croatie et la Turquie sont déjà engagées dans des négociations d'adhésion - la partie la plus sensible du processus dans son entier.






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