Les dirigeants européens devront préciser le rôle et le fonctionnement du mécanisme européen de stabilisation, a indiqué un responsable de l'agence de notation Fitch.
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Conseil européen
Conclusions du Conseil européen 16 et 17 décembre 2010Présidence française de l'UE
Deauville - Réunion informelle défense
Le risque d'un éclatement de la zone euro provoqué par la crise de la dette reste faible mais le conseil européen de fin mars devra clarifier la situation pour éviter un regain de tensions, estime l'agence de notation Fitch Ratings. Les tensions liées aux dettes souveraines se sont relativement apaisées ces dernières semaines mais le débat politique et financier se poursuit sur la définition du futur "Mécanisme européen de stabilisation" appelé, après 2013, à assurer de manière permanente un soutien aux pays en difficulté.
"Nous pensons que le risque d'un éclatement de l'euro est en fait beaucoup plus faible que celui qu'impliquent le temps et l'attention que lui accordent les médias et certains commentateurs de marché", a déclaré David Riley, responsable des notations souveraines européennes de Fitch, lors d'une conférence à Paris, mardi 25 janvier.
"Ceci dit, nous pensons qu'il faut s'attendre à de nouvelles périodes de turbulences sur les marchés, jusqu'à ce que les investisseurs aient confiance dans la détermination des gouvernements en matière de consolidation budgétaire et que le processus d'ajustement du secteur privé (…) conduise à une généralisation de la reprise économique dans la zone euro", a-t-il ajouté.
"Nous pensons aussi que la réunion du Conseil européen les 24 et 25 mars sera très importante parce qu'elle devra déboucher sur une clarification en ce qui concerne le régime de résolution des souverains, pour ce qui relève du MES (Mécanisme européen de stabilisation), mais aussi les banques, afin d'essayer de briser le lien entre les inquiétudes liées à la qualité du crédit souverain et la qualité du crédit bancaire."
"Je crois que, si ce sommet ne débouche pas sur des annonces importantes, ce sera préoccupant et je crois que cela déclenchera une réaction défavorable", a-t-il conclu






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