Un pas de plus pour la représentation de l’UE sur la scène internationale. L’Assemblée générale des Nations Unies, lui a accordé, mardi 3 mai, le statut d’observateur.  

Ce vote permettra à l’Union européenne de prendre la parole, d’une seule voix, aux Nations Unies, et donc de renforcer la clarté de ses prises de positions internationales. Cependant ce nouveau statut ne lui n’accorde pas de droit de vote.

La Haute représentante pour la politique extérieure de l’Union européenne, Catherine Ashton, s’est félicitée de ce résultat. « Je considère qu’il fait partie de mes attributions d’assurer que l’Union européenne travaille en collaboration aussi étroite que possible avec les Nations unies au moment où nous tentons de relever les défis qui s’imposent à nous dans le monde entier », a-t-elle déclaré.

Traité de Lisbonne

Catherine Ashton occupera le siège de l’UE à l’ONU. Depuis le Traité de Lisbonne, entré en vigueur le 1er décembre 2009, « le Haut représentant exprime la position de l’UE dans les organisations internationales et au sein des conférences internationales ».

Jusque-là, la place a été occupée par l’ambassadeur du pays à la tête de la présidence du sommet des chefs d’Etat européens, actuellement la Hongrie.

En 2010, l’Union européenne avait déjà présenté sa demande. Mais les pays en développement de l’assemblée s’y étaient fortement opposés, craignant que l’Union ne dispose de privilèges supérieurs à ceux de leurs propres organisations régionales. Le Brésil avait par exemple répondu par la négative, craignant que le Mercosur ne soit lésé.

La voie ouverte

Mais il semble que, cette fois-ci, les Européens aient fait un lobbying efficace. L’Union européenne a été acceptée à une large majorité au sein de l’assemblée, 180 Etats sur 192, lui ont apporté leur soutien.

L’Union sera la première organisation communautaire à occuper un siège d’observateur. D'autres communautés comme la Ligue arabe, ou l'Union africaine, par exemple, pourraient donc être tentées de revendiquer le même statut. Mais pour l’instant leurs traités fondateurs ne leurs accordent pas le même statut juridique que l’Union européenne.