Une étude de CDC Climat et de l’OCDE préconise un recours accru aux marchés du carbone afin de financer des projets de réduction des émissions de CO2 dans les zones urbaines.

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Organisation de coopération et de développement économiques
Villes et marchés du carbone : mécanisme pour un développement propre et mise en oeuvre conjointe
"La guerre contre le changement climatique se gagnera dans les villes", a déclaré Pierre Ducret, président de la Caisse des dépôts et consignations - Climat (CDC Climat), le 19 avril, lors d'une conférence de presse.
Selon une étude publiée par l’OCDE et CDC Climat, les politiques urbaines ont un rôle prépondérant dans la lutte contre le changement climatique. En effet, les villes abritent 50% de la population mondiale, consomment les deux tiers de l'énergie et sont responsables de plus de 70% des émissions de gaz à effet de serre.
Mécanismes de projets
Au niveau international, les marchés du carbone pourraient participer davantage au financement des projets de réduction des émissions de CO2 des villes, notamment par le biais des dispositifs de compensation liés au protocole de Kyoto, dits "mécanismes de projets" (lire encadré).
Ces mécanismes permettent à des Etats participant aux objectifs de réduction du protocole de Kyoto de réaliser leurs réductions d'émission de gaz à effet de serre à travers des projets financés, soit dans des pays en voie de développement (mécanisme de développement propre), soit dans des pays développés (mise en œuvre conjointe). Mais pour l’heure, seuls 10% des projets financés par ces mécanismes bénéficient aux villes.
Faible participation des villes
La sous-représentation des projets urbains s’explique par divers obstacles juridiques, techniques et financiers.
Sur le plan juridique, les autorités urbaines ont peu d'autonomie pour réglementer les émissions de GES. Ces décisions sont le plus souvent prises à l'échelon national.
Sur le plan technique, les autorités urbaines manquent souvent de connaissances pratiques sur les possibilités des marchés du carbone, ce qui ne permet pas aux parties prenantes de choisir des options de projets viables, et d'en évaluer les coûts et les bénéfices. Par ailleurs, les procédures administratives sont lourdes et complexes.
Sur le plan financier, les coûts de démarrage sont élevés puisque les crédits des marchés carbone sont délivrés après que les projets ont été mis en œuvre et que les premières réductions d'émissions ont été constatées. D'autres sources de financement doivent donc être dégagées pour pouvoir lancer les programmes.
Dans un contexte de restriction des budgets municipaux, les risques de ne pas parvenir à une réduction effective des émissions constituent un obstacle majeur.
Approche programmatique
Parmi les solutions évoquées, CDC Climat et l'OCDE envisagent une meilleure adaptation des mécanismes de flexibilité aux secteurs urbains, "qui offrent les meilleures possibilités de réaliser des réductions d'émissions rapides et peu coûteuses, à savoir le bâtiment, la distribution d'énergie, les transports, la gestion de l'eau et des eaux usées, et la foresterie urbaine".
L'idée serait d'aborder les différents projets selon une approche "programmatique" qui couvre tout ou une partie des secteurs d'un périmètre donné. C'est notamment l'approche adoptée par la Banque mondiale dans la ville d'Amman, en Jordanie.
Une autre partie de la solution pourrait consister à harmoniser les méthodes comptables et à faire l'inventaire des émissions des villes, "ces outils étant essentiels pour intégrer l'atténuation des émissions urbaines dans le cadre institutionnel national et dans les marchés du carbone".
Les mécanismes de projets
Dans le cadre du protocole de Kyoto, les pays développés se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 5% en 2012, par rapport à leurs niveaux de 1990.
Pour y parvenir, la Convention-cadre des Nations unies pour le changement climatique (CCNUCC) a créé un marché international de quotas d’émission. Chaque pays dispose d’un certain nombre de quotas correspondant à son objectif de réduction des émissions et doit mettre en œuvre les politiques nécessaires afin de respecter son plafond.
S’ils émettent d’avantage que prévu, les Etats peuvent notamment recourir aux « mécanismes de projets » afin de compenser leurs émissions supplémentaires par des réductions d’émissions dans d’autres Etats.
Il en existe de deux sortes. Les mécanismes de développement propres (MDP) consistent à financer des projets de réduction des émissions de gaz à effet de serre dans un pays en développement. Par ailleurs, la mise en œuvre conjointe (MOC) permet de financer un projet de réduction des émissions, mais cette fois, dans un pays développé.





Réactions
Hadj Slimane Fewzi (non vérifié), le 01/05/2011
Mr Hadj Slimane FEWZI
chercheur
Mob ;00 213 559 02 76 09
Monsieur,
Apres plus de 25 année de recherche ,nous avons pu realisezz un concept generant de l'energie sans en consomer. Tous le medias parlent d'energi propre ou renouvelable ,nous vous proposons une energie noble ce concept se compose de deux roues dotées d'un dspositf mecanique surmontees d'une roue servant de catliseur et à laquelle en branche un generateur tournant a une vitesse de plus de 3000 tours/min , grace à ce procede , dans moins d'une decennie , tous les autres systemes de production de l'energie seront mis au oubliettes (nucleaire, solaire, petrole, gaz, etc) donc plus jamais de monoxide de CO2 et autre poisons polluants.
En clair on pourris instller de mini centrales dans chaque immeubles ,chaque quartier , chaque village , creant ainsi des millier d'emplois , et disposer d'une energie (gaz+electricite) 5 à 6 fois moins chere que celle dispensée par edf et,qui sait gratuite pour les populations les plus demunies
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