Le président français a balayé les critiques formulées par la commissaire européenne à la Justice à l'encontre de la France.
EN BREF
Le président français, Nicolas Sarkozy, a vertement réagi, vendredi 29 octobre à Bruxelles, aux propos de la commissaire à la Justice et aux droits fondamentaux Viviane Reding sur l’attitude de la France dans différents dossiers. «Concernant la personne que vous évoquez, je ne la connais pas personnellement», a-t-il lancé lors d'une conférence de presse à l'issue du sommet européen. «Je n’attache pas plus d’importance [que cela] à ce qui a été dit», a-t-il ajouté.
À plusieurs reprises, la commissaire européenne a très vivement critiqué la méthode de Paris et Berlin, qui a consisté à conclure un
accord sur la réforme de la coopération économique et budgétaire de l'UE, quelques jours avant le sommet de Bruxelles des 28 et 29 octobre, avant d’y rallier les autres pays.
Dans un
entretien publié par le quotidien allemand
Die Welt, mercredi 27 octobre, la commissaire a jugé «complètement irresponsable de mettre sur la table des chimères à propos des nouveaux traités». «Les décisions de l’Union européenne ne sont pas prises à Deauville», a-t-elle insisté.
Le lendemain, dans un entretien accordé au journal Le Monde, Viviane Reding est également revenue sur la controverse qui l’avait opposée à Paris dans le dossier des Roms. "J'ai agi à ma manière : claire, précise et sans ambiguïté. Je n'ai pas de regret, encore moins de raison de m'excuser", a-t-elle affirmé.
Réactions
Marion (non vérifié), le 02/11/2010
Bonjour,
Je tenais à réagir vivement au titre de votre article. Je trouve que vous avez détourné les propos de Nicolas Sarkozy, à qui l'on peut reprocher de nombreuses choses dans la gestion de sa relation entre la France et l'UE, mais qui pour le coup, a peut-être tenté de ne pas envenimer la situation. Cet article donne l'impression que vous alimentez la polémique (pour faire de l'audience ?). Je tiens à souligner qu'il y a un grand écart entre affirmer "Je ne la connais pas" et "Je ne la connais pas personnellement".
Très cordialement,
Marion
EHS (non vérifié), le 03/11/2010
C'est bien la preuve qu'on veut à Bruxelles des bureaucrates dociles et des diplomates à la langue de bois!
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