Des personnes influentes de l’UE et des États-Unis soutiennent un accord commercial

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APCO Insight et EURACTIV ont publié conjointement un nouveau sondage mené auprès de décideurs politiques et de personnes influentes à Bruxelles et à Washington. La plupart des sondés soutiennent un accord commercial transatlantique, malgré des divergences profondes sur certaines questions réglementaires.

Ce sondage, publié le 17 juillet, a été réalisé auprès de 700 hauts responsables politiques européens et américains, dont des fonctionnaires, des députés et des membres du Congrès. Des cadres du secteur privé et des médias des deux côtés de l'Atlantique y ont également participé.

Les relations transatlantiques ont récemment été mises à l'épreuve, car les États-Unis auraient surveillé des appels téléphoniques et des courriels des institutions de l'UE et de certains États membres, dont la puissance économique allemande. Le scandale d'espionnage a creusé l'écart entre l'UE et les États-Unis dans le domaine de la protection des données. Le Parlement européen a même ouvert une enquête spéciale.

>> Lire : Un scandale américain sur les données divise davantage l’UE et les États-Unis

Malgré ces accrochages, 74 % des personnes interrogées soutiennent un partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (PTCI).

Quelque 77 % estiment que les associations professionnelles qui représentent des intérêts commerciaux à Washington et à Bruxelles collaboreront davantage grâce à un accord commercial.

Le sondage a été réalisé par APCO Insight en collaboration avec EURACTIV.com à Bruxelles et le National Journal à Washington.

Établir des relations directes

Ce sondage est le premier à identifier les critères qui définissent l'efficacité des associations professionnelles dans la réalisation des priorités de leurs membres relatives à la politique publique.

Les hauts responsables politiques ont tenu compte de quinze éléments lorsqu'ils ont évalué l'efficacité de la politique publique d'une association. Les 55 associations professionnelles ont été classées en fonction des réponses données.

EuropaBio représente les bio-industries à Bruxelles, dont les producteurs d'OGM Syngenta et Monsanto. Elle défend le mieux les intérêts de ses membres, même si la population s'oppose largement aux OGM en Europe.

GSMA représente les intérêts des opérateurs de téléphonie mobile dans le monde. L'association est tout aussi bien classée. Elle est suivie par le Comité européen des fabricants de sucre (CEFS), l'Association européenne des constructeurs automobiles (ACEA) et le Conseil européen de l'industrie chimique (CEFIC).

« Le modèle de Bruxelles révèle qu'une forte présence et des relations directes avec les décideurs politiques sont le critère le plus important dans la définition de l'efficacité d'une association », peut-on lire dans l'enquête.

« Des membres actifs qui souhaitent se mobiliser au nom de l'association, un travail efficace qui couvre l’échiquier politique, la Commission, le Conseil et le Parlement sont d'autres critères clés. »

Environ 75 % des personnes interrogées estiment que les associations professionnelles joueront un rôle important dans la promotion d’un accord commercial transatlantique. Selon 82 % des sondés, ces associations influenceront l'adoption ou le rejet du PTCI. Elles sont donc efficaces lorsqu'elles parviennent à rassembler les intérêts parfois divergents de leurs membres.

Le secteur marchand et l'industrie alimentaire sont en tête du classement, suivis de près par le secteur du transport et des voyages.

Les relations commerciales entre l'UE et les États-Unis sont déjà les plus intenses au monde et les échanges de biens et services équivalent à 2 milliards d'euros chaque jour.

Le partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (PTCI) ira plus loin que la suppression des droits de douane afin d'inclure l'ouverture des marchés publics, d'investissements et de services. Il se concentrera en outre sur l'harmonisation des règles et des normes de produits techniques, qui constituent actuellement l'obstacle le plus important au commerce transatlantique.

Selon des évaluations de la Commission européenne et d'autres organes européens, un partenariat complet de commerce et d'investissement pourrait, avec le temps, accroître le PIB de l'UE de 0,5 % par an et permettre de créer environ 400 000 emplois dans l'Union.

  • 19 juillet : EURACTIV et APCO Worldwide présenteront l'étude complète à Bruxelles (voir le programme

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