Élections régionales et départementales : qui sont les ministres candidats ?

Le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti se présente aux élections régionales dans les Hauts-de-France [THOMAS SAMSON / POOL]

Au moins treize ministres et secrétaires d’État seront candidats aux élections départementales et régionales.

Combien de ministres et secrétaires d’État sont candidats aux régionales ?

À ce jour, ils sont dix sur quarante-trois membres du gouvernement, dont cinq engagés comme têtes de liste : Marc Fesneau (Relations avec le Parlement) en Centre-Val-de-Loire ; Brigitte Klinkert (Insertion) dans l’Est ; Geneviève Darrieussecq (Anciens combattants) en Nouvelle Aquitaine ; Laurent Pietraszewski (Retraites) dans les Hauts-de-France ; et Sophie Cluzel (Personnes handicapées) en Provence-Alpes-Côte d’Azur… À moins d’un nouveau rebondissement de dernière minute et d’un accord avec le LR Renaud Muselier…

De leur côté, Emmanuelle Wargon (Logement), Nathalie Elimas (Éducation prioritaire), Marlène Schiappa (Citoyenneté) et Amélie de Montchalin (Fonction publique) sont toutes les quatre en lice en Île-de-France, dans l’équipe conduite par Laurent Saint-Martin. Quant à Éric Dupond-Moretti (Justice), il se présente dans les Hauts-de-France.

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Qui est candidat aux départementales ?

Gérald Darmanin (Intérieur) à Tourcoing (Nord), Sébastien Lecornu (Outre-mer) à Vernon (Eure), et Brigitte Bourguignon (Autonomie) à Desvres-Marquise (Pas-de-Calais).

Y a-t-il des indécis ?

Oui. Alain Griset (Petites et moyennes entreprises) réfléchit à se présenter aux départementales dans le Nord. En revanche, Élisabeth Borne (Travail), qui souhaite « jouer un rôle dans la campagne » des régionales en Normandie, ne sera pas sur une liste.

Que fera un ministre en cas de victoire ?

Marc Fesneau quittera le gouvernement s’il est élu à la tête de la région Centre. Il en sera de même pour Brigitte Klinkert, qui réclame un « choc de décentralisation pour le Grand Est ». Même ambition pour Geneviève Darrieussecq qui milite en faveur « d’une gouvernance de proximité » en Nouvelle Aquitaine. Pour l’instant, aucun ministre tête de liste n’est donné favori.

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Et en cas de défaite ?

Les candidats perdants devront-ils dire adieu à leur ministère ? Interrogé sur le sujet, Marc Fesneau renvoie la balle au chef de l’État. « Ce n’est pas moi qui décide. La décision est entre les mains du président de la République. » Questionnée sur le même thème, la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili estime que ses collègues candidats « ne défendent pas leur bilan ministériel aux régionales et départementales. Pourquoi, alors, devraient-ils démissionner en cas de défaite ? »

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