Enquête : un angle national et de nouveaux outils médiatiques sont essentiels à la communication de

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Trouver le bon équilibre entre les perspectives nationales et bruxelloises est crucial dans la communication sur les politiques européennes, au moment où les blogs et les clips vidéos sont des moyens de communication en ligne de plus en plus populaires, indique une enquête d’EURACTIV.

L’enquête, a été présentée lors d’une conférence organisée par Kellen Europe le 28 février intitulée « Euroconférence :  Taking your association to the next level ». Elle a révélé que de plus en plus de parties prenantes au niveau européen utilisent des moyens de communication innovants – notamment la vidéo en ligne, les blogs et les fichiers RSS – pour compléter leurs méthodes traditionnelles.

En particulier, les fédérations estiment que les vidéos en ligne offrent une meilleure valeur ajoutée (45 %) que les blogs et les options de syndication de contenu comme l’introduction automatique de textes ou de fichiers RSS. Malgré tout, même si plus des trois quarts (80 %) des personnes interrogées affirment avoir souvent recours aux vidéos en ligne, à peine 12 % d’entre elles les utilisent pour la communication externe. Cependant, 28 % ont avoué leur intention de les utiliser cette année ou plus tard. 

Les résultats révèlent également une hausse de la popularité des blogs. Leur utilisation par les fédérations a triplé en un an à peine entre 2006 et 2007 et 32 % des personnes interrogées considèrent maintenant que les blogs apportent une valeur ajoutée à leur stratégie de communication (voir le LinksDossier d’EURACTIV). Non seulement 60 % des personnes interrogées sont habituées aux blogs, mais près de la moitié (47 %) les lisent occasionnellement et 8 % les lisent régulièrement (5 % créent leur propre blog).

Les options de syndication de contenu sont moins largement employées par les fédérations : à peine 16 % des fédérations interrogées ont précisé qu’elles utilisaient l’introduction automatique de texte ou des fichiers RSS. Cela pourrait changer à l’avenir dans la mesure où un cinquième des personnes compte avoir recours à ces options « cette année ou plus tard ». A peine un tiers estime que le RSS apporte de la valeur ajoutée à leur stratégie.

D’après l’étude, la plupart des fédérations (72 %) préfèrent trouver un équilibre entre Bruxelles et les capitales nationales au sujet des questions politiques qui les concernent. Les participants ont incroyablement (93 %) insisté sur l’importance vitale d’avoir une site Internet à jour pour communiquer avec les parties prenantes et la moitié des personnes interrogées font appel à des cabinets de conseil pour les aider à transmettre leur position.

Même si les sites Internet de la Commission et du Parlement sont une source importante d’information sur les politiques européennes pour les fédérations, les résultats ont également révélé que les journaux nationaux et les sites Internet ont toujours un rôle considérable à jouer pour disséminer ces informations. Hormis EURACTIV, BBC Online est le seul site Internet le plus consulté sur les affaires européennes et la popularité de Google News augmente rapidement.

Enfin, les résultats ont souligné l’importance de la couverture multilingue : plus de la moitié des fédérations contactées ont identifié le choix des langues comme étant la meilleure caractéristique du réseau multiculturel d’Euractiv.

Dan Luca, directeur des relations publiques d’Euractiv, a déclaré : « Près d’un tiers des fédérations considèrent que les nouveaux outils médiatiques sont une valeur ajoutée pour leur communication externe ». 

Nele Devolder de Kellen Europe estime que les associations sont conscientes de la mondialisation et que « les sujets migrent d’un continent à l’autre », précisant que « cela s’applique aux questions juridiques et réglementaires, comme à l’innovation ». Ainsi, les membres d’une association « doivent être conscients des développements des questions mondiales, même s’ils agissent au niveau local ». 

Goranka Krošelj, responsable des relations avec le Parlement européen à la Représentation permanente de la Slovénie auprès de l’UE, a déclaré à l’Euroconférence que les défis de la représentation d’intérêts dans une représentation permanente sont radicalement différents de ceux des associations industrielles ou des entreprises. Pour Mme Krošelj, il est vital d’essayer d’influencer les autorités nationales, car la nécessité de se faire entendre dans les Etats membres s’accroît au même rythme que la procédure de codécision. 

Pour Daniel Karam, directeur de l’EICTA, association des industries européennes des technologies de l’information et des communications, la nécessité d’un large consensus industriel peut conduire à modérer ses positions, ce qui présente un sérieux problème, car cela ne va simplifier les choses à Bruxelles. Il souligne qu’il est facile de se méprendre sur une association à Bruxelles, car il y a en a des centaines, souvent avec des acronymes similaires. 

Bill Duncan, modérateur de conférence et directeur d’Advizors.eu, considère qu’il est crucial de fournir des données pour ne pas simplement donner son avis, mais prouver ses dires lors de l’élaboration d’une position politique. Il ajoute que les organisations, comme BusinessEurope, sont trop larges et n’apprennent rien de nouveau à la Commission. 

Delia Villagrossa, conseillère au bureau européen du WWF, a insisté sur l’importance de fournir des informations claires, et non uniquement des opinions. Pour elle, le défi au niveau européen est d’élaborer des législations adéquates, tout en s’assurant qu’elles sont mises en œuvre au niveau national. 

Selon Sylvain Lhôte, directeur des affaires européennes à Borealis, une entreprise de plastique (polyoléfine), le défi pour une entreprise de taille moyenne est de se faire une place dans la masse des acteurs au niveau européen. Bruxelles n’est pas l’UE, ajoute-t-il, les changements de représentation au niveau européen signifient que Bruxelles est la somme des accords qui sont mis en œuvre au niveau national. 

L’enquête sur les fédérations de 2008 menée par EURACTIV, en partenariat  avec Kellen Europe, a été publiée en ligne durant l’été 2007. Même si elle était ouverte à l’ensemble des Etats membres, il faut préciser que les résultats de l’enquête ne sont fournis qu’à titre indicatif  et qu’une majorité des 294 personnes interrogées réside dans l’UE des 15.

Les institutions européennes sont souvent perçues comme étant trop éloignées de la vie des citoyens qu’ils servent et Internet est considéré par toutes les parties prenantes comme un outil de valeur pour mettre les activités de l’Union à la portée des citoyens (EURACTIV 27/02/08). 

La Commission a publié sa nouvelle stratégie relative à l’Internet, qui cherche à impliquer les citoyens en communiquant les activités de l’UE sur Internet, en décembre 2007. Elle a également lancé une initiative intitulée « Communiquer sur l’Europe en partenariat » en octobre 2007, destinée à encourager la coopération entre les institutions européennes et les gouvernements nationaux en communiquant sur les politiques européennes.

  • EURACTIV va continuer à mener une série d’enquêtes sur différents sujets tout au long de l’année. Pour consulter nos enquêtes précédentes, cliquez ici

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