Kaboul : l’UE appelle les États-Unis à sécuriser l’aéroport « aussi longtemps que nécessaire »

Le président du Conseil européen, Charles Michel, lors d’une conférence de presse après une réunion virtuelle des dirigeants du G7 sur l’Afghanistan au Conseil européen, à Bruxelles, le 24 août 2021. [EPA-EFE/STEPHANIE LECOCQ]

L’Union européenne a appelé mardi (24 août) les États-Unis, lors d’un sommet virtuel du G7, à sécuriser l’aéroport de Kaboul « aussi longtemps que nécessaire » pour « achever » les opérations d’évacuation en cours d’Afghans jugés en danger ainsi que leurs familles.

Les dirigeants de l’UE ont enjoint à leurs « amis américains » de « sécuriser l’aéroport aussi longtemps que nécessaire », alors que Washington entend retirer ses troupes d’Afghanistan au 31 août, a déclaré Charles Michel, président du Conseil européen, l’instance représentant les 27 États membres.

Les Européens ont également demandé aux États-Unis de « garantir un accès juste et équitable à l’aéroport pour tous les ressortissants afghans qualifiés pour être évacués », a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse après la réunion.

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell avait jugé samedi (21 août) « impossible » d’évacuer tous les collaborateurs afghans des pouvoirs occidentaux et leurs familles avant la date-butoir du 31 août, alors qu’ils sont jugés en danger après la prise de pouvoir des talibans.

Plusieurs États membres de l’Otan avaient demandé la semaine dernière aux Américains une extension du calendrier pour leur retrait du pays, afin d’être en mesure d’évacuer davantage de personnes vulnérables. À l’inverse, les talibans refusent toute prolongation de la présence américaine à Kaboul.

Durant le sommet du G7, « plusieurs dirigeants se sont dits inquiets sur ce calendrier », a souligné Charles Michel.

Avec la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, Charles Michel a recueilli l’avis de dirigeants de pays de l’UE non membres du G7.

« Ils nous ont dit qu’il était très important pour eux de repousser la date-butoir » du 31 août, a insisté le dirigeant belge, refusant de communiquer la position du président américain Joe Biden lors de la réunion.

Quelle que soit la date effective du retrait américain, « il sera crucial de garantir à l’avenir la possibilité de sortir librement d’Afghanistan » tout comme l’usage de l’aéroport de Kaboul pour l’acheminement de l’aide humanitaire, a souligné Charles Michel.

Alors que les talibans sont accusés d’en restreindre les conditions d’accès, « nous sommes préoccupés quant à la capacité de rejoindre en toute sécurité l’aéroport, nous appelons les nouvelles autorités à permettre un passage sans encombre pour tous les étrangers et Afghans » désireux de partir, a-t-il encore insisté.

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