La droite et le FN se déchaînent contre Emmanuel Macron

Emmanuel Macron avant son interview avec RMC-BFM et Médiapart au Théâtre de Chaillot, 15 avril 2018. L'interview a été conduite juste après que les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France ont décidé de lancer des frappes aériennes en Syrie en réponse à des soupçons sur l'utilisation d'armes chimiques le 14 avril. [EPA-EFE]

La droite et l’extrême droite se sont déchaînées lundi contre Emmanuel Macron, au lendemain de son interview-fleuve sur BFMTV, RMC et Mediapart.

Interrogée par France 2, la présidente du Front national, Marine Le Pen, a jugé le chef de l’État « incontestablement combatif » mais représentant « le pire de la droite et le pire de la gauche ».

« Le pire de la droite avec une acceptation des inégalités comme s’il s’agissait d’une fatalité, avec la culpabilisation des Français, des chômeurs (…) des retraités », a-t-elle expliqué. « Et puis le pire de la gauche, l’immigrationnisme, le sans-frontièrisme, le droit-de-l’hommisme, la complaisance à l’égard du fondamentalisme islamiste. »

Bruxelles applaudit la réforme du marché du travail en France

Décriées en France par l’opposition et les syndicats, les ordonnances réformant le marché du travail en France font la joie de la Commission européenne qui y voit un «signe de l’engagement européen» de Macron.

L’allié de Marine Le Pen au second tour de l’élection présidentielle de 2017, le président de Debout La France, Nicolas Dupont Aignan, a dénoncé dans un communiqué une « tragi-comédie » et un « jeu de dupe ».

« Emmanuel Macron a dévoilé son vrai visage : ne supportant pas la contradiction et s’entêtant dans une politique dangereuse pour la France et les Français, assumant sa politique d’injustice sociale et de faiblesse face au communautarisme islamiste, il s’est affirmé comme le président des inégalités et du laxisme migratoire », écrit-il.

« Nos compatriotes ont compris qu’il n’y avait plus rien à attendre de ce quinquennat », ajoute Nicolas Dupont Aignan.

À Davos, les dirigeants européens appellent à plus d’égalité sociale

Les dirigeants allemand, français et italien ont affirmé être prêts à repenser la mondialisation et à corriger les erreurs du passé afin de rééquilibrer les inégalités au niveau mondial.

Le vice-président du parti Les Républicains (LR) Damien Abad, interrogé par CNEWS, a pour sa part jugé Emmanuel Macron « rigide » et « déconnecté des réalités ».

« Il a maintenu son cap sur un certain nombre de dispositions mais, dans le même temps, on a vu un président des injustices (…) et surtout qui n’a pas mesuré encore (la) colère sociale et populaire » en France, a déclaré l’élu LR.

« Il est rigide par rapport aux préoccupations et il n’entend pas cette colère-là, qui gronde dans le pays », a-t-il ajouté.

Damien Abad a jugé l’interview parfois confuse et manquant de « hauteur par rapport à la fonction présidentielle ».

« Je crois que ça affaiblit l’autorité présidentielle. On n’attend pas d’un président de la République qu’il fasse un match de boxe ou un match de catch, on attend qu’il fixe un cap, qu’il donne des orientations. »

Or, a-t-il déploré en faisant également allusion à l’interview du chef de l’État jeudi sur TF1, « on a quand même deux exercices télévisés en l’espace de trois-quatre jours et on n’a eu aucune annonce concrète ».

Subscribe to our newsletters

Subscribe