Le gouvernement tchèque refuse de se joindre à l’appel sur les droits des LGBTQ

Le Premier ministre tchèque Andrej Babis assiste à une conférence de presse à Prague, en République tchèque, le 26 mai 2021. [MARTIN DIVISEK/EPA]

Le gouvernement tchèque a refusé de se joindre à un appel avec quatorze autres pays de l’UE qui affirme que « la stigmatisation des personnes LGBTIQ constitue une violation claire de leur droit fondamental à la dignité » et condamne la loi récemment adoptée par la Hongrie pour avoir discriminé les personnes LGBTQ tout en prétendant protéger les enfants, mais les raisons sont inconnues, a rapporté mercredi (23 juin) le partenaire d’EURACTIV, Aktuálně. cz.

La lettre à la Commission européenne, initiée cette semaine par la Belgique, visait spécifiquement l’amendement à la loi hongroise sur les droits de l’enfant adopté à la mi-juin.

La Belgique a demandé aux 27 pays de l’UE de se joindre à elle, mais la République tchèque et le reste de l’Europe centrale et les États des Balkans ont refusé.

La représentation permanente tchèque auprès de l’UE à Bruxelles affirme que le gouvernement de Prague a été directement sollicité, mais le bureau du gouvernement ne peut expliquer pourquoi il n’a pas participé à l’appel.

Le Premier ministre Andrej Babiš a refusé de donner une explication au quotidien Deník N au sujet de ce choix.

Le ministère des Affaires étrangères du pays a déclaré par la voix de son porte-parole que la réaction du ministre Jakub Kulhánek, représentant des sociaux-démocrates, qui défendent les droits des minorités au niveau européen, sera connue « probablement jeudi matin ».

Droits LGBT en Hongrie : 13 pays européens appellent Bruxelles à agir

La déclaration, initiée par la Belgique, a été signée par les Pays-Bas, le Luxembourg, la France, l’Allemagne, l’Irlande, l’Espagne, le Danemark, la Finlande, la Suède, ainsi que les trois pays baltes.

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