Les «gilets jaunes» au secours du budget italien

Giuseppe Conte, le chef du gouvernement italien, pense que la contestation française l'a aidé pour les négociations budgétaires.

Le mouvement français aurait facilité l’accord sur le budget italien entre la Commission européenne et le gouvernement populiste de Rome, affirme son chef Giuseppe Conte.

« Cela a pu peser, même si c’est difficile à quantifier ». Dans un entretien avec le Corriere della sera, le président du Conseil italien, rend hommage aux gilets jaunes.

Conte explique avoir avancé l’argument de la « stabilité sociale en Italie » auprès de ses interlocuteurs à Bruxelles face à « certaines critiques comptables. J’ai explicitement mentionné la révolte des « gilets jaunes » devant le commissaire Pierre Moscovici »,  assure-t-il.

La question des « gilets jaunes » s’invite au Parlement européen

Les eurodéputés se sont penchés sur la question de la justice sociale dans la transition écologique. Un débat prévu dans la foulée du mouvement des gilets jaunes en France.  .

Le coût politique imprévisible d’une sanction

Interrogé sur la tentation pour certains responsables de la Ligue (extrême droite), un des deux partis de la coalition au pouvoir, de sortir de l’euro, faute d’accord avec Bruxelles, M. Conte affirme que cet objectif ne sera « jamais » celui de son gouvernement.

Mais, ajoute-t-il, une procédure d’infraction aux règles budgétaires « aurait eu un coût politique très élevé et peut-être totalement imprévisible ».

La Commission européenne est parvenue mercredi à éviter la rupture avec l’Italie sur son budget. L’accord avec la coalition populiste au pouvoir à Rome, prévoit qu’elle reporte deux de ses mesures phare : la réforme des retraites et le revenu de citoyenneté.

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