Mario Draghi critique la réponse de l’UE aux migrants afghans

« L'Union européenne est toujours incapable de gérer de telles crises certains pays ont déjà dit qu'ils ne voulaient pas d'Afghans. Comment pouvez-vous faire cela ? », a déclaré M. Draghi. [FABIO FRUSTACI / EPA]

La gestion de la crise humanitaire en Afghanistan « a démontré la pauvreté de l’UE en matière de migration. L’Europe, unie par de nombreux principes, est incapable de s’attaquer au problème et cela constitue une épine dans l’existence même du bloc », a déclaré le premier ministre italien Mario Draghi lors d’une conférence de presse jeudi (2 septembre) avant de partir pour Marseille où il a rencontré le président français Emmanuel Macron.

Les deux dirigeants ont évoqué la situation en Libye et le renforcement des liens bilatéraux, mais ont surtout parlé de l’Afghanistan, du rôle de l’UE dans la gestion de la crise et de l’éventuel G20 extraordinaire proposé par l’Italie, qui devrait avoir lieu après l’Assemblée générale des Nations unies.

« Nous verrons ce qui se passe à New York », a déclaré M. Draghi, ajoutant que « ce n’est pas encore le moment où nous avons des stratégies claires, mais je pense toujours que le G20 aura lieu ».

Concernant l’urgence humanitaire, les deux hommes ont convenu que les pays de l’UE devaient mieux gérer la crise, critiquant les États membres qui refusent d’accueillir davantage de réfugiés afghans.

 » L’Union européenne … est toujours incapable de gérer de telles crises … certains pays ont déjà dit qu’ils ne voulaient pas d’Afghans. Comment pouvez-vous faire cela ? », a déclaré M. Draghi.

Le premier ministre italien a également expliqué que le gouvernement a décidé de détourner 120 millions d’euros du soutien à l’armée afghane pour moduler le système d’accueil des personnes qui ont fui Kaboul.

« Pour eux, il y aura un parcours spécial, et ils recevront immédiatement le statut de réfugié », en plus du vaccin COVID-19, a ajouté Mario Draghi.

Migrants afghans : l'Europe doit se "protéger" du "risque terroriste", dit Frontex

L’Europe, qui va subir une « pression migratoire progressive » avec l’exil des Afghans fuyant le régime taliban, doit se protéger du « risque terroriste », a estimé mardi (31 août) le patron de Frontex, l’agence européenne de surveillance des frontières.

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