Un stand du salon Milipol fermé pour avoir exposé des instruments de torture

Une entreprise chinoise exposait des équipements illégaux de torture au salon Miliapol, à Paris. Son stand a été fermé. [GlamOliver/Flickr]

Une entreprise chinoise exposait gilets électriques, matraques à pointes ou encore menottes électriques au salon mondial consacré à la sécurité des États, à Paris, a constaté l’ONG Amnesty International. Le stand en question a été fermé dans la foulée, puisque cet équipement est interdit dans l’UE. Un article de notre partenaire, Ouest-France.

Amnesty International a révélé que des équipements de torture illégaux étaient exposés au salon Milipol, consacré à la sécurité des États, à Paris. Suite à ces révélations, le stand a immédiatement été fermé.

Ces articles, qui étaient proposés à la vente, sont interdits au sein de l’Union européenne depuis 2006. Parmi les instruments illégaux proposés dans le catalogue de ces entreprises chinoises : des matraques à poing, des gilets envoyant des décharges électriques, des entraves pour les pieds ou encore des fourches électriques à pointe. L’ONG a par ailleurs constaté que des menottes électriques étaient exposées.

Une situation qui a de fait alarmé Cecilia Malmström, commissaire au commerce international, qui a appelé les autorités françaises à l’action et remercié Amnesty International d’avoir attiré son attention sur la question.

« Le stand a été immédiatement fermé avec contrôle d’huissier et cet exposant a quitté définitivement l’enceinte du salon », a précisé à France Info la directrice des salons Milipol, Muriel Kafantaris.

La promotion et l’exposition de ces équipements dans les salons professionnels sont interdites depuis 2016 dans l’Union européenne. « Nous avons un bureau de contrôle qui patrouille toute la journée sur le salon, pour vérifier que les matériels exposés sont conformes à la Convention de Genève », ajoute la directrice qui avoue ne pas comprendre « comment ces menottes ont pu arriver » là.

Amnesty International souhaite que les autorités françaises enquêtent « de toute urgence sur l’importation de ces articles illicites […] conçus pour infliger des souffrances à des êtres humains ».

>> Lire la suite sur Ouest-France