Une nouvelle campagne pour mettre fin au jargon européen hermétique [FR]

EuropeanParliament_06.jpg

L’utilisation d’un langage plus simple améliorerait sensiblement la communication de l’UE. C’est ce qu’estime l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe, qui a lancé le 15 septembre une campagne en ligne destinée à rendre les institutions européennes plus accessibles aux citoyens. 

La campagne « Simple Language », organisée par l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe au Comité des régions (ALDE-CoR), offre un forum Internet qui donne l’occasion à tout un chacun de publier librement des exemples de phrases complexes ou de jargon rencontrés dans les documents de l’UE. Les participants sont alors invités à suggérer des formulations plus conviviales. 

Cette campagne vise ceux qui travaillent pour ou avec l’Union européenne, à Bruxelles et ailleurs. L’objectif est d’encourager l’utilisation d’un langage simple et clair dans tous les documents de l’UE, qu’ils soient officiels ou non. 

Encourager l’engagement des citoyens dans les débats de l’UE est considéré comme nécessaire pour stimuler le taux de participation aux élections du Parlement européen de l’an prochain. L’initiative Communiquer sur l’Europe en partenariat, lancée en octobre 2007 par Margot Wallström, vice-présidente de la Commission responsable de la Communication, a identifié Internet comme un instrument essentiel pour y parvenir. 

Evoquant la réflexion qui a conduit à cette initiative, Flo Clucas, présidente du groupe ALDE-CoR et également vice-présidente du conseil municipal de Liverpool, a déclaré que l’UE a toujours eu de la peine à se faire comprendre. A son avis, nul ne gagne à voir l’UE s’exprimer dans un langage obscur. 

Mme Clucas a expliqué que les citoyens trouvent que le langage des institutions est impénétrable. C’est également le cas de nombreux officiels des autorités nationales, régionales et locales. Il y a selon elle un besoin urgent de remédier à cette situation. C’est la raison pour laquelle ils lancent actuellement cette campagne. 

Le site Internet suggère par exemple de remplacer des expressions telles que « dialogue territorial » par « discussions entre les villes et les régions ». Si le site n’est actuellement disponible qu’en anglais, la page d’accueil promet que d’autres langues seront bientôt mises en ligne.

Pour accompagner le lancement de la campagne, le groupe ALDE-CoR a déployé une banderole au-dessus de la rue Belliard, une rue animée au cœur du quartier européen de Bruxelles. Cette banderole, qui sera visible du 14 au 28 septembre, porte le message « What language should the EU speak ? » (« Quelle langue l’UE devrait-elle parler ? »).

Une série d’autres sites Internet cherchent également à rapprocher les affaires européennes des citoyens. L’initiative « Road to Copenhagen 2009 », lancée l’année dernière, fournit une plate-forme de débat sur le successeur du protocole de Kyoto (EURACTIV 20/11/07). De son côté, le European Policy Centre a dévoilé en janvier un forum en ligne novateur visant à réduire le trou béant entre les préoccupations des jeunes professionnels et celles des institutions de l’UE (EURACTIV 27/02/08). 

Par ailleurs, Meglena Kuneva, la commissaire à la Protection des consommateurs, anime régulièrement des débats en ligne avec les citoyens européens sur diverses thématiques, notamment la sécurité des jouets avant les vacances de Noël 2007 (EURACTIV 05/12/07). 

Subscribe to our newsletters

Subscribe
CONTRIBUER