Les règles de l’UE sur l’usage des antibiotiques dans les élevages s’étendent aux pays tiers

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Les pays tiers devront respecter les nouvelles règles sur l’usage d’antibiotiques dans les élevages, qui visent à lutter contre l’antibiorésistance.

Le mois dernier, les institutions européennes ont trouvé un accord sur le règlement sur les médicaments vétérinaires. Un aspect crucial des nouvelles règles concerne la lutte contre la résistance aux antibiotiques.

La résistance aux antibiotiques menace la santé des Européens

Le recours excessif aux antibiotiques dans l’élevage intensif a permis le développement de bactéries intestinales résistantes à tous les traitements chez les animaux et les humains. Une situation qui pourrait mener à une grave crise sanitaire en Europe. Un article d’EURACTIV Allemagne.

L’accord trouvé prévoit que les animaux ou les produits d’origine animale importés respectent les limites européennes sur l’usage des antibiotiques. Ces dispositions n’imposent cependant pas que les États tiers aient la même législation que l’Union, selon la Commission.

« Ces dispositions sur l’importation s’appliquent uniquement aux animaux et produits d’origine animale destinés au marché européen. Les pays non membres de l’Union sont libres de décider des modalités pour garantir que les produits exportés respectent [les] exigences [européennes] ».

Inquiétude des pays tiers

Le changement de règles inquiète néanmoins les pays concernés. Selon les informations obtenues par Euractiv, un certain nombre d’entre eux ont récemment envoyé une lettre à la Commission dans laquelle ils expriment leurs craintes sur l’application de ces dispositions.

Pour ces pays, les mesures prévues sur l’importation d’animaux et de produits d’origine animale pourraient impacter le commerce mondial, en interdisant l’exportation des produits ne respectant pas certaines interdictions et lignes directrices sur l’utilisation de médicaments vétérinaires. Elles risqueraient également d’après eux de contrevenir aux règles de l’OMC sur les mesures sanitaires et phytosanitaires.

Les chefs d’État s’accordent sur un projet de réforme de l’OMC

Les dirigeants européens se sont accordés « en substance » sur une série de propositions pour améliorer l’Organisation mondiale du commerce. Objectif : apaiser les tensions commerciales avec Donald Trump.

Selon un fonctionnaire européen, les modalités d’application des dispositions sur l’importation d’animaux ou de produits d’origine animale seront définies par des actes délégués. La Commission « s’assurera qu’elles sont compatibles avec les accords internationaux, dont les obligations découlant des règles de l’OMC », a-t-il également souligné.

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