La FAO inquiète pour la biodiversité

Les pollinisateurs sont essentiels à l'agriculture. [Shutterstock]

La FAO sonne l’alarme sur l’état de la biodiversité, condition sine qua non de la sécurité alimentaire mondiale, dans le premier rapport qu’elle publie sur le sujet. Un article de notre partenaire, le Journal de l’environnement.

Victime récurrente de l’agriculture et de notre alimentation, la biodiversité en constitue pourtant une condition essentielle. Dans un rapport publié le 22 février et portant sur l’analyse de 91 pays, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) s’intéresse ainsi aux plantes (cultivées ou cueillies) et aux animaux (élevés, chassés ou pêchés), et révèle que de nombreuses menaces planent sur eux.

Services écosystémiques

En quoi la biodiversité est-elle cruciale pour la sécurité alimentaire? Selon la FAO, «elle fournit de nombreux services écosystèmes vitaux, tels que la création et le maintien de sols sains, la pollinisation des plantes, le contrôle des ravageurs, un habitat pour la faune sauvage, dont les poissons et d’autres espèces critiques pour l’alimentation». De plus, elle rend les systèmes de production plus résilients aux facteurs de stress, y compris ceux, en hausse, liés au changement climatique.

L’agriculture touchée aussi

Outre son intérêt en tant que support agricole, la biodiversité évoquée par la FAO a aussi trait aux espèces consommées, domestiquées ou sauvages. Or elle connait, là aussi, un fort déclin du fait de l’uniformisation agricole: sur les 6.000 plantes cultivées pour nourrir la population, moins de 200 contribuent de manière importante à l’alimentation (que ce soit au niveau mondial ou national), et seulement neuf d’entre elles contribuent à 66% de la production agricole mondiale. Il s’agit de la canne à sucre, du maïs, du riz, du blé, des pommes de terre, du soja, de l’huile de palme, de la betterave et du manioc.

Idem pour les animaux d’élevage: sur les 7 745 races d’élevage recensées à travers le monde, toutes espèces confondues, 26% sont en danger d’extinction, le statut de 67% étant inconnu, et seules 7% d’entre elles sont considérées comme hors de danger.

L’érosion de la biodiversité, une menace pour l’humanité

La biodiversité connaît une crise sur tous les continents, mettant en danger l’humanité, selon l’IPBES. Parmi les principaux facteurs de pression, l’agriculture, la déforestation, le changement climatique et les espèces invasives. Un article de notre partenaire, le JDLE.

Menace sur la cueillette, la chasse et la pêche

La situation est tout aussi préoccupante pour les 3 980 espèces sauvages consommées dans le monde, pour la plupart des plantes, des poissons et des mammifères: 24% sont en déclin, tandis que le statut de 61% d’entre elles demeure inconnu. Zones les plus touchées, l’Amérique latine et les Caraïbes, suivies par l’Asie et l’Afrique.

Les menaces diffèrent d’un continent à l’autre: surexploitation agricole, chasse et braconnage en Afrique; déforestation, changement d’usage des sols et intensification agricole en Europe et Asie centrale; surexploitation, ravageurs et espèces invasives en Amérique latine et Caraïbes; déforestation en Asie.

La France présente son plan biodiversité

Le nouveau plan biodiversité prévoit un bilan net zéro pour l’artificialisation des sols, la suppression progressive des plastiques jetables ou encore la transparence sur l’usage des pesticides. Un article de notre partenaire, le Journal de l’environnement

Subscribe to our newsletters

Subscribe

Envie de savoir ce qu'il se passe ailleurs en Europe? Souscrivez maintenant à The Capitals.