La France appelle l’Europe à agir d’urgence pour aider son agriculture

Les élevages laitiers sont mis à mal par le coronavirus.

Le ministre de l’Agriculture français Didier Guillaume a multiplié les demandes d’assistance auprès de Bruxelles pour faire face aux effets engendrés par la crise sanitaires. Les filières lait, viande mais aussi fruits et légumes ne peuvent plus attendre.

Les appels de Paris à Bruxelles se font de plus en plus pressants. Depuis le depuis de la crise du coronavirus, la France a multiplié les appels pour obtenir la mise en œuvre de mesures urgentes de soutien à la filière agricole auprès des autorités européennes.

Ces mécanismes de soutien européens, prévus par la politique agricole commune  (PAC) en cas de difficultés aiguës sur les marchés agricoles, n’ont toujours pas été activés par la Commission européenne, en dépit des appels de pied répété de la France et d’autres pays européenne, ainsi que du monde agricole.

La crise du coronavirus a mis à mal un certain nombre de filières, qui peinent à écouler leurs stocks avec la fermeture des commerces de bouche, de la restauration collective, mais aussi des marchés en plein air qui a été décidée en France dans le cadre des mesures de confinement.

Les marchés alimentaires restent interdits, mais les dérogations se multiplient

Dans une ordonnance rendue le 1er avril, le Conseil d’État rejette la requête de la Fédération nationale des marchés de France d’annuler l’interdiction des marchés couverts et en plein air. Un article de notre partenaire, le Journal de l’environnement.

 

Débouché important pour la vente de proximité, les marchés locaux pourrait cependant être rouverts en France, à la suite de la demande du ministre de l’Agriculture le 12 avril. ce dernier a estimé que si les mesures de sécurité sanitaire étaient respectées, les autorités locales devaient favoriser la réouvertures des marchés.

Pour l’heure, la fermeture des débouchés commerciaux locaux mais aussi les difficultés d’exportations ont considérablement plombé les filières laitières, de fruits et légumes ainsi qu’ovine et caprine.

Appel réitéré

Le ministre de l’Agriculture français, Didier Guillaume a une nouvelle fois martelé qu’il était nécessaire d’activer « les instruments (…) conçus pour répondre aux crises aiguës comme celle que l’UE traverse en ce moment ».

Lors d’un entretien avec  le commissaire  européen à l’agriculture, Janusz Wojciechowski le 14 avril,   le ministre français a rappelé la demande « portée par plusieurs Etats membres de déclencher très rapidement le stockage privé dans le secteur des produits laitiers et des viandes ovine, caprine et de veau ; et l’activation des mesures de marché pour le secteur des fruits et légumes. ». Des demande d’aide pour le secteur horticole et viticole ont également été » discutées.

Les demandes régulières de la France se font le relais de celles énoncés par les représentants du monde agricole depuis le début de la crise. Le principal syndicat de la profession,  la FNSEA  a  regretté que le commissaire européen à l’agriculture « n’a pas encore exprimé d’écoute sur ce sujet »,  alors que le secteur compte « sur le budget européen et sur les dispositifs européens », a estimé sa présidente Christiane Lambert.

Le commissaire européen doit échanger le 15 avril avec les eurodéputés de la commissions agriculture du Parlement européen, notamment sur les mesures de soutien aux différentes filières agricoles. Un exercice durant lequel Janusz Wojciechowsk devrait clarifier sa position sur les différentes demandes.

Le secteur laitier veut réduire la production à cause de la crise sanitaire

L’interprofession laitière souhaite réduire la production de lait en France au mois d’avril, traditionnelle période de pic d’activité, pour s’adapter à l’évolution de la demande dans le contexte de la crise sanitaire, a-t-elle annoncé mercredi.

Subscribe to our newsletters

Subscribe
CONTRIBUER