La France veut l’interdiction effective de la pêche électrique

La technique de pêche électrique consiste à envoyer des impulsions électriques dans les sédiments pour y capturer les poissons plats vivant au fond des mers. [John Bandelier/Flickr]

Dans un courrier adressé le 24 février au commissaire européen Karmenu Vella, la ministre de l’environnement Ségolène Royal se mobilise pour le maintien de l’interdiction de la pêche électrique. Un article de notre partenaire, Le Journal de l’Environnement.

« Les risques liés à la pêche électrique en mer sont insuffisamment évalués et ne sont pas maîtrisés à ce jour, écrit Ségolène Royal dans sa missive. La France souhaite que cette interdiction soit maintenue au nom du principe de précaution. »

La technique de pêche électrique consiste à envoyer des impulsions électriques dans les sédiments pour y capturer les poissons plats vivant au fond des mers. Elle est officiellement interdite depuis 1998 par un règlement, en cours de révision, sur la protection des ressources halieutiques. Des exceptions sont toutefois autorisées depuis 2007. A ce titre, plus d’une centaine de navires pratiquent la pêche électrique en mer du Nord, « ce qui dépasse le cadre de l’étude initiale », souligne la ministre de l’environnement.

>> Lire : La pêche minotière, nouvelle menace pour les océans

Lobbying des Pays-Bas

Cette position a été saluée par l’ONG Bloom, dans un communiqué diffusé ce 1er mars. « Ces dérogations sont le fruit d’un lobbying intense des Pays-Bas qui ont obtenu que 5% de la flotte de chalutiers de chaque Etat membre puisse être équipée de dispositifs électriques. Un chiffre rehaussé à 10% en 2014 », précise Bloom. Pour contourner ce nouveau plafond, Amsterdam a trouvé une autre ruse: elle rachète des flottes industrielles chez ses voisins britanniques, belges, allemands, et français. Il est donc impératif, pour l’ONG, de mettre fin à ces exemptions.

>> Lire : L’interdiction de la pêche en eaux profondes débute en janvier

 

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