Le porc bio, un (petit) marché qui rapporte

La production française est marginale. Pourtant, le porc bio se vend bien. Exemple à Fervaches, dans la Manche, chez Christophe Gosselin. Un article de notre partenaire, Ouest-France.

« On ne fait plus le même métier. Pourtant, on garde les mêmes animaux. » Christophe Gosselin ne regrette pas une seconde d’avoir converti sa production de porcs, à Fervaches (Manche), à l’agriculture biologique. Fini l’élevage des cochons sur caillebotis. Les animaux reposent sur une litière de paille et peuvent sortir vers des courettes extérieures. « Le bâtiment n’a pas été trop dur à réaménager », explique l’éleveur.

Les travaux (30 000 €) ont été réalisés en 2009, avec son frère Vincent. L’élevage passe alors de 120 à 55 truies ; de 2 400 à 600 porcs charcutiers par an. La production chute, mais le kilo de viande de porc bio se vend en moyenne 3,66 € (net) largement plus du double d’un kilo de porc « conventionnel ».

Gagner en qualité de vie

« Aujourd’hui, on apprend à gérer une trésorerie positive », se félicite Christophe. Le troupeau de vaches dont s’occupe Vincent est aussi passé au bio. Les deux frères y gagnent économiquement. Et en qualité de vie. Ils ont pu embaucher deux salariés à temps plein. « On travaille un week-end sur trois avec quatre semaines de congés payés. » Une centaine de porcs (nourris aux céréales « maison ») est commercialisée directement à la ferme. Le reste de la production est acheté par l’association d’éleveurs Normandie viande bio, membre d’Unébio (3 000 éleveurs) qui commercialise la viande à des boucheries « bio du coin », à la restauration collective, aux salaisons ou aux grandes surfaces. Mais, avec seulement trente éleveurs dans le Grand Ouest, Unébio manque de porcs…

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