L’Association tchèque des producteurs de raisin et de vin a appelé à un dialogue urgent sur l’avenir de la viticulture européenne et à une approche commune de l’UE concernant les droits d’accises dans une lettre ouverte adressée à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.
Selon l’association, la Commission européenne devrait lancer un dialogue pour discuter de l’avenir du secteur viticole, qui est confronté à des défis sans précédent, en particulier aux impacts du changement climatique. En outre, ils ont mis en garde contre les inégalités potentielles sur le marché européen causées par les différents niveaux de droits d’accises dans les États membres, des impôts indirects perçus sur la vente de boissons alcoolisées, et de produits du tabac.
« La discussion sur l’alignement de l’approche législative des droits d’accises en tant qu’outil de protection des consommateurs et des impacts sur la santé publique devrait également faire partie intégrante du dialogue », a écrit le président de l’Association tchèque des producteurs de raisin et de vin, Martin Chlad, dans la lettre.
Une lettre similaire a également été envoyée au Premier ministre tchèque, Petr Fiala.
La législation européenne ne fixe actuellement que des taux d’accises minimaux harmonisés sur l’alcool. Pour le vin, le taux minimum est de 0 €, tandis que pour la bière, il est de 1,87 € pour 100 litres.
Pour le vin, les États membres du nord de l’Europe imposent généralement des droits d’accise plus élevés que ceux du sud ou du centre.
« Bien que la grande majorité des pays producteurs de vin appliquent les mêmes règles en matière de taxation du vin, la législation actuelle permet aux taux d’accises nationaux de fluctuer librement, ce qui peut créer des conditions inégales sur le marché européen », affirme l’association.
En République tchèque, il n’y a actuellement aucun droit d’accise sur les vins tranquilles. Toutefois, le gouvernement tchèque envisage d’imposer de nouvelles taxes au secteur du vin afin de consolider le budget de l’État.
Les viticulteurs tchèques s’opposent fermement à cette idée, arguant que d’autres États membres, tels que l’Allemagne, l’Autriche, la Hongrie, la Slovaquie et les pays du Sud, n’imposent pas non plus de droits d’accise sur le vin. Les viticulteurs affirment que si la République tchèque introduisait cette taxe, le vin tchèque deviendrait plus cher et ne serait donc plus compétitif.
Les viticulteurs se tournent donc vers les instances de l’Union européenne pour discuter de la question afin d’éviter des conditions inéquitables.
La République tchèque est l’un des plus petits producteurs de vin d’Europe, mais le vin est un élément important de la culture et de l’économie de la Moravie, la partie sud-est du pays.


