Le changement climatique et les régions de l’EU

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Menées par les villes, les régions de l’UE jouent un rôle décisif dans la lutte contre le changement climatique, prenant des décisions d’investissement clés concernant la nouvelle génération d’énergie propre et les projets de transport.

Les régions des 27 membres de l’Union européenne jouent un rôle de plus en plus visible dans l’effort de réduction des émissions de carbone.

Menées par les régions urbaines, les autorités locales prennent les choses en main, expérimentant des initiatives vertes innovantes, coopérant avec les entreprises privées et partageant entre elles les meilleures pratiques de façon à mener la lutte contre le changement climatique sur le terrain.

Tandis que les régions et les villes agissent de leur propre chef, les autorités nationales et européennes commencent à réaliser que ces efforts doivent être soutenus. L’UE alloue donc de plus en plus de fonds à ces initiatives stratégiques régionales.

Le travail de l'UE consiste à améliorer les connaissances en matière d'adaptation, identifier des stratégies et des instruments de financement et contribuer au développement de la coopération internationale.

Les régions se font entendre

Historiquement, le niveau infranational n’a généralement pas été un acteur de premier plan dans la lutte mondiale contre le changement climatique, mais la situation évolue depuis quelques années.

Dans la mesure où les négociations internationales sur l'accord post-Kyoto piétinent, certaines régions ont décidé de prendre les devants.

Les régions européennes sont en effet bien placées pour transformer en actions concrètes les engagements politiques pris au niveau européen et national.

C’est dans le Traité de Lisbonne qu'il est pour la première fois fait référence à l’importance des régions dans les processus décisionnels de l’UE, ce qui a permis des actions plus affirmées de la part des dirigeants régionaux dans tout le spectre politique.

Les régions ont un rôle à jouer pour s'assurer que les institutions européennes respectent le principe de subsidiarité mentionné dans le traité de Lisbonne et selon lequel l'UE n'agit pas, à moins de se révéler plus efficace que les actions prises au niveau national, régional ou local.

Les stratégies sur le changement climatique sont peut-être décidées au niveau de l’UE, mais c’est au niveau régional que l’action réelle est entreprise, soutient Michèle Sabban, présidente de l’Assemblée des régions d’Europe (ARE).

Modifier le paysage énergétique grâce aux financements européens

Les régions joueront un rôle majeur dans le changement du paysage énergétique de l'Europe, dans la mesure où ces acteurs infranationaux détermineront la combinaison de combustibles (pétrole, gaz, charbon ou énergies renouvelables) qui sera nécessaire pour assurer la sécurité énergétique et une croissance économique durable (voir le LinksDossier d'EURACTIV « Efficacité énergétique : traiter le problème à la source).

En fait, l’UE a déjà réalisé des progrès significatifs en donnant plus de pouvoirs aux régions pour lutter contre le changement climatique. Par exemple, les fonds structurels et les fonds de cohésion pour la période 2007-2013 comprennent 100 milliards d’euros pour soutenir l’éco-innovation, les mesures de protection du risque environnemental, les technologies et les entreprises écologiques au niveau local.

« Alors que de longues négociations internationales ont lieu, les régions se préparent à se mettre au travail et à agir dans différents domaines clés liés à l'énergie, dans la mesure où l'énergie est un domaine à multiples facettes », explique Mme Sabban.

Il s'agit notamment de l'aménagement du territoire, des subventions pour les investissements énergétiques locaux, des politiques d'innovation et d'éducation, des marchés publics, des transports, de la sensibilisation et de l'application de stratégies liées aux énergies renouvelables en utilisant les ressources locales.

Mais l'accès des villes aux financements des politiques écologiques reste une pierre d'achoppement. Si elles souhaitent progresser dans leur lutte contre le changement climatique, davantage d'argent sera nécessaire (voir le LinksDossier d'EURACTIV « Les villes et le changement climatique ».

Des progrès ont été faits à cet égard. La Banque européenne d'investissement (BEI) a investi 21 milliards d'euros pour l'action climatique en 2010, ce qui représente environ 20 % de l'ensemble de ses prêts. Dix-neuf milliards d'euros de cette somme ont été dépensés dans des pays de l'UE.

La plupart des actions de la BEI sur le climat se concentrent dans deux domaines : les investissements visant à réduire les émissions de carbone et les projets voués à améliorer l'adaptation aux impacts du changement climatique.

En 2010, la BEI a financé des projets dans les secteurs de l'énergie, des transports, de l'eau, des eaux usées, des déchets, des forêts, de la recherche et développement ainsi que de l'innovation. Des financements ont été alloués à des projets sur l'efficacité énergétique, l'énergie renouvelable, le captage et le stockage du carbone, les transports propres et la déforestation.   

Les villes ouvrent la voie

Des études ont montré que les villes émettent trois quarts de l’ensemble des gaz à effet de serre et consomment une part disproportionnée des ressources naturelles par rapport à leur surface.

Les villes doivent ont donc un rôle important à jouer dans l’atténuation du réchauffement climatique. La plupart des émissions provenant des villes peuvent être mises sur le compte de systèmes énergétiques et d’isolation inefficaces.

Par conséquent, l'amélioration de l’efficacité énergétique dans les bâtiments occupe une place centrale dans les efforts de l’UE pour lutter contre le changement climatique, d'abord dans le cadre du protocole de Kyoto et plus tard avec l’engagement de l'Union à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 20 % d’ici 2020.

La Commission européenne estime que le secteur du bâtiment compte pour près de 40 % de la consommation énergétique totale de l’UE.

La directive sur la performance énergétique des bâtiments (DPEB) est la pierre angulaire de la législation européenne en matière d'économies d'énergie dans le secteur de la construction, mais l'avancement de sa transposition dans le droit national reste inégal (voir le LinksDossier d'EURACTIV sur les « Bâtiments écologiques »).

La feuille de route 2050 de la Commission pour une économie compétitive et faible en carbone oblige les Etats membres à équiper au moins 80 % des consommateurs finaux en compteurs électriques intelligents d'ici 2020.

Convention des Maires

Il existe de nombreux autres projets. Stockholm et New York, par exemple, utilisent les technologies d'information et de communication (TIC) pour gérer les zones de trafic à faibles émissions de carbone.

L'ancienne députée maire de Londres, Nicky Gavron, qui est généralement perçue comme une pionnière en ce qui concerne l'urbanisme durable a expliqué à EURACTIV que les villes pourraient avoir moins de mal à réaliser des objectifs environnementaux ambitieux.

La raison, a-t-elle avancé, réside dans le fait que les villes ont la capacité de planifier. « Ce sont elles qui dirigent la plupart des infrastructures environnementales – et qui les construisent. Elles gèrent les transports. Elles possèdent également une plus forte densité de biens immobiliers, d’activités et de population, ce qui signifie qu’il sera plus facile – d’une certaine manière – de réduire les émissions dans les villes ».

D'autres grandes villes européennes ont déjà pris des initiatives importantes pour réduire leurs émissions. Avec 80 % des citoyens de l'UE et 70 % des émissions de gaz à effet de serre, les zones urbaines jouent un rôle capital dans la lutte contre le changement climatique.

Depuis février 2009, plus de 2 800 villes ont coordonné leurs actions afin de réduire leurs émissions de CO2 au-delà de l'objectif de 20 % de l'UE pour 2020.

La Convention des Maires, lancée pour la première fois en février 2009 en tant qu'initiative de la Commission européenne, reconnaît que les villes doivent prendre leurs responsabilités et contribuer à la lutte contre le changement climatique.

Les régions coopèrent avec l’industrie

Le secteur privé a pris note de la nouvelle direction de la politique européenne et beaucoup de multinationales qui travaillent sur des solutions impliquant l’énergie verte traitent désormais directement avec les acteurs régionaux.

Les gouvernements régionaux vont en effet travailler main dans la main avec les entreprises pour déployer des technologies pauvres en carbone, et ce même en l'absence de pacte mondial sur la réduction des gaz à effet de serre.

Un exemple est le partenariat mis en place par l’ARE et GE Energy, qui vise à soutenir la stratégie environnementale de l’UE en mettant en œuvre des solutions européennes aux niveaux régionaux et locaux.

Ricardo Cordoba, président de GE Energy pour l’Europe Occidentale et l’Afrique du Nord, a affirmé que les expertises des grandes entreprises pouvaient jouer un rôle vital dans l’accomplissement d’objectifs régionaux concrets.

Il avance que les relations comme celles existant entre GE Energy et l’ARE ouvrent des portes « entre les décisionnaires régionaux et l’expertise de GE Energy, proposant un forum pour échanger des connaissances, des expériences et des références ».

« Il est temps d’agir, et nous pensons que cette relation est un énorme pas en avant s'agissant de soutenir nos gouvernements et de lutter contre le changement climatique », a-t-il déclaré.

Dans le même temps, un rapport d'IBM, intitulé « A Vision of Smarter Cities »  encourage les villes à utiliser les nouvelles technologies afin d’optimiser l’utilisation de leurs ressources limitées, telles l’eau et l’énergie, ou à mieux gérer le trafic autoroutier.

S'adapter au changement climatique

Un Livre Blanc de l'UE sur la politique d'adaptation au changement climatique, publié par la Commission européenne fin 2009, mentionne que la plupart des mesures individuelles d'adaptation doivent avoir lieu au niveau local ou régional et encourage une gouvernance à plusieurs niveaux afin de lutter contre le réchauffement.

La DG de la Commission en charge de l'action climatique, créée en 2010, s’efforce de faire du changement climatique une priorité dans toutes les politiques européennes, notamment celles qui touchent des domaines qui y sont vulnérables, comme l'agriculture, les affaires maritimes, l'énergie et la politique régionale (voir le LinksDossier d'EURACTIV « Politique européenne d'adaptation au changement climatique »).

La DG Action pour le climat travaille actuellement avec des experts de différents pays et secteurs pour développer une stratégie d'adaptation qui devrait être publiée en 2013.

Les villes ont tardé à agir, mais elles commencent à prendre leurs responsabilités.

Londres et les villes américaines en tête

La Greater London Authority a annoncé début 2005 qu'elle était en train d'élaborer une stratégie d'adaptation climatique, la première du genre dans une « ville planétaire ».

En effet, avec les Jeux olympiques de 2012, une grande proportion des développements actuels et futurs se situera dans l'est londonien, qui serait de plus en plus exposé à un risque d'inondation par les marées.

« Davantage de mesures de prévention et d'adaptation seront donc nécessaires, notamment la construction de protections appropriées contre les inondations dans les nouveaux projets », affirme la Greater London Authority.

Aux Etats-Unis, des dizaines de villes font bien plus que simplement limiter le changement climatique par le biais d'une réduction des émissions de gaz à effets de serre, et adoptent des politiques d'adaptation.

Le ICLEI-Local Governments for Sustainability USA, l'organe américain d'une association regroupant 1 200 membres des collectivités locales engagés en faveur du développement durable dans le monde, a lancé un programme pour les sociétés résilientes au changement climatique, afin d'aider les villes à étudier les effets de ce changement et à financer des moyens de s'adapter.

Près de 600 collectivités locales, soit un quart de la population américaine, se sont engagées.

Parmi les villes s'étant déjà engagées pour s'adapter aux effets du changement climatique, on peut citer la Nouvelle-Orléans, qui coule lentement mais sûrement.

Les autorités ont commencé à agir en surélevant les maisons et en reconstruisant des digues, et les habitants, qui se remettent toujours des dégâts causés par l'ouragan Katrina de 2005, n'ont pas besoin qu'on leur rappelle l'importance d'être préparés.

D'autres villes ont introduit des politiques d'adaptation, comme Chula Vista, dans le comté de San Diego, en Californie ; les nouvelles constructions du bord de mer doivent maintenant être dotées de fondations plus profondes, car le niveau de la mer devrait augmenter de 30 à 45 cm au cours des 40 prochaines années.

Une augmentation du niveau de la mer est également prévue autour de New York, où les centrales de traitement des eaux usées relèvent le niveau de leurs pompes. La ville possède un plan de 1,5 milliard de dollars sur 20 ans pour des infrastructures vertes, afin d'améliorer l'évacuation des eaux de tempêtes de plus en plus violentes.

Les zones rurales rattrapent leur retard

Les zones rurales ont, elles aussi, un rôle important à jouer dans la réduction des émissions de carbone.

Selon la Commission européenne, la production agricole mondiale devrait doubler d'ici 2050 pour nourrir la population mondiale. En même temps, il faudra utiliser moins d'eau, moins de pesticides, émettre moins d'émissions de gaz à effet de serre, et tout cela dans un contexte d'augmentation de la concurrence pour les terres.

La Commission affirme que l'agriculture européenne sera l'un des premiers secteurs à être gravement touché par le changement climatique, avec deux principales conséquences :

  • la baisse de la pluviométrie moyenne, annuelle et saisonnière, constituera un problème grave dans de nombreuses régions ;
  • l'UE devra de plus en plus souvent faire face à des vagues de chaleur, à des sécheresses, à des tempêtes et à des inondations.

En particulier, les régions rurales doivent donc être incluses dans la stratégie européenne de lutte contre le changement climatique, insistent les représentants.

La Commission est favorable à une réforme de la politique agricole commune (PAC), de manière à débloquer le potentiel des zones rurales, afin qu'elles contribuent à la stratégie de croissance économique de l'Union pour 2020, et notamment à ses objectifs de réduction d'émissions de carbone.

L'exécutif européen est d'avis qu'une politique de développement rural remaniée pourrait contribuer à la stratégie Europe 2020, en encourageant les technologies vertes et innovantes, ainsi que des investissements pour le développement des compétences, des formations et de l'entrepreneuriat.

Elle pourrait également accroître la compétitivité en encourageant une agriculture utilisant et gérant les ressources de manière durable, poursuit la Commission.

Les responsables européens soulignent que la politique de l'UE devrait être réformée pour aider à développer une économie rurale faible en carbone.

Le futur développement des zones rurales nécessite davantage de soutien pour une compétitivité écologiquement durable, selon la Commission, qui cite la provision d'aides pour des investissements dans des énergies renouvelables, telles que le biogaz pour aider les agriculteurs à produire leur propre énergie avec du fumier.

L'Europe regorge de bonnes idées mises en place par ses villes et collectivités rurales, mais il reste à voir si les autres pourront tirer profit de ces expériences et aider l'UE dans son ensemble à atteindre ses objectifs d'efficacité énergétique.

Depuis sa prise de fonction début 2010, Johannes Hahn, commissaire européen chargé des politiques régionales, a à plusieurs reprises demandé que les villes et régions se voient attribuer un rôle plus important dans le développement et la mise en place des politiques européennes.

« Nous devrons soutenir les villes avec des investissements ciblés pour faire avancer l'Europe, parce que c'est dans les villes que les problèmes économiques, environnementaux et sociaux risquent d'être les plus graves », a affirmé Johannes Hahn, lors d'un discours en juin 2010.

« Etablir de nouveaux programmes énergétiques ou des innovations sociales nécessitera, entre autres, des moyens financiers très importants », a déclaré le commissaire, ajoutant que « le fardeau financier ne peut pas uniquement incomber aux villes, mais doit être partagé avec les gouvernements régionaux et nationaux, ainsi que l'Union européenne ».

Michèle Sabban, présidente de l’Assemblée des Régions d’Europe (ARE), a confié à EURACTIV que si elle partageait « complètement » les sentiments du commissaire Hahn quant au rôle joué par les régions et les villes, elle souhaitait voir ces paroles se transformer en action concrète.

Elle a averti que si à l'avenir, les régions ne se voyaient pas attribuer un rôle plus central dans les stratégies dominantes de l'UE, ces projets échoueraient. « M. Barroso n’a pas pris en compte les régions dans son plan de relance européenne, et il en voit maintenant les conséquences en Grèce, en Espagne et au Portugal », a-t-elle expliqué, ajoutant que les régions n'« attendraient pas de recevoir les ordres de la Commission » en ce qui concerne les actions relatives à la réforme énergétique.  « Elles prennent cette responsabilité et ce pouvoir elles -mêmes ».

Faisant l’éloge de la Convention des maires, le commissaire européen en charge de l’énergie, Günther Oettinger, a soutenu que cette initiative constituait « réellement un instrument clé pour la politique énergétique européenne. Les villes et les régions ont la capacité d’agir sur les secteurs les plus pertinents de notre demande énergétique ».

« Si la plupart des régions et des villes européennes rejoignaient la Convention des maires, plus de la moitié du travail serait fait s'agissant d'atteindre l’objectif de 20 % », a affirmé M. Oettinger.

Il a ajouté que les villes de la Convention appliquaient également le principe de cohésion territoriale du traité de Lisbonne, et que les régions partageaient leur savoir-faire avec leurs pairs afin de réitérer les projets réussis.

Claude Turmes, eurodéputé luxembourgeois et vice-président des Verts au Parlement européen, autoproclamé « promoteur » de la Convention des maires, a déclaré que la Commission européenne était prête à « enfin libérer des fonds pour les investissements verts dans les villes et les municipalités, comme l'avait promis M. Barroso, président de la Commission, et ce grâce à la pression des Verts ».

« A un moment où la solidarité de l’UE est plus que jamais en jeu, aider les communautés locales au sein de l'UE à investir et à créer des centaines d’emplois en réduisant la dépendance énergétique de l’UE est exactement le genre de décision qui aiderait à regagner la confiance des décisionnaires locaux et des citoyens qu’ils représentent », a-t-il ajouté.

Intervenant lors de la cérémonie de signature de la Convention des maires au Parlement européen, Ramón Luis Valcárcel Siso, vice-président du Comité des Régions (CdR), a soutenu que beaucoup de villes et de villages n’avaient pas les ressources nécessaires pour relever seuls ces défis, et que le soutien financier et administratif sur le terrain était vital pour parvenir à des résultats ».

« C’est pourquoi le rôle des régions en tant que structures de soutien dans le cadre de la Convention des maires est si  important. Le Comité des Régions va concentrer ses efforts sur l'encouragement d'un plus grand nombre de ces acteurs importants à s’engager au sein de la Convention des maires ».

Philippe Maystadta, président de la Banque européenne d'investissement (BEI), a déclaré que les zones urbaines pourraient contribuer de manière significative à la lutte contre le changement climatique, dans la mesure où elles représentent 70 % de la consommation énergétique de l’UE.

« Il s'agit surtout des immeubles, des transports urbains et des petites entreprises. Nous pensons que les villes ont un potentiel important pour à la fois réduire cette consommation et faire des progrès significatifs dans l’adoption de solutions en faveur des énergies renouvelables, telles les technologies solaires photovoltaïques », a-t-il soutenu.

Eurocities, un groupe de pression, affirme que la réponse au défi énergétique ne peut être trouvée simplement en adoptant une nouvelle politique sectorielle. « A la place, nous devons affiner toutes nos politiques publiques afin de lutter en permanence contre le changement climatique et encourager la mobilisation de nos collectivités territoriales ».

Les villes sont « prêtes à mobiliser leurs ressources et à mettre le changement climatique au centre de leurs décisions budgétaires. Nous soulignons le besoin d’une coopération rapprochée entre les divers niveaux d’action, à la fois en élaborant des lois et des directives et en finançant des initiatives, étant donné la diversité des politiques locales impliquées », ajoute-t-il.

Avec des conditions météorologiques extrêmes s'abattant de plus en plus souvent sur les Etats-Unis, et des populations locales aux prises avec des vagues de chaleur et des inondations, de nombreuses collectivités sont convaincues qu'elles doivent agir, selon Brian Holland, directeur des programmes climatiques au ICLEI-Local Governments for Sustainability USA.

« Nous voyons déjà les conséquences du changement climatique, et celles-ci ne vont faire que s'amplifier », a confié Brian Holland à USA Today.

L'augmentation du niveau de la mer est déjà à l'origine de quatre à sept inondations chaque année qui nuisent au traitement des eaux usées, selon David Behar, de la San Francisco Public Utilities Commission. « Nous pensons que cette nuisance va bientôt devenir un problème », a déclaré David Behar, avant d'ajouter : « L'augmentation du niveau de la mer est inexorable ».

Financer les projets de lutte contre le réchauffement climatique est un défi pour les gouvernements locaux, mais toutes les modifications ne nécessitent pas de fonds supplémentaires, selon David Bragdon, directeur des projets à long terme et de la durabilité de la ville de New York.

« Il s'agit de faire les choses autrement. Il s'agit de construire quelque chose qui sera adapté aux conditions probables de l'avenir », a encore déclaré David Bragdon à USA Today.

  • Oct. 2005 : la Commission européenne publie un Plan d'action pour l'efficacité énergétique, établissant l'objectif pour l'UE de consommer 20 % d'énergie en moins d'ici 2020.
  • juin 2007 : la Commission publie un livre vert sur l'adaptation au changement climatique.
  • 10 fév. 2009 : lancement de la Convention des Maires.
  • 23 avr. 2009 : la mise à jour de la directive sur les sources d'énergie renouvelable donne la priorité à l'utilisation d'électricité renouvelable (EURACTIV 09/12/08).
  • 18 mai 2010 : l'UE adopte la refonte de la directive sur la performance énergétique des bâtiments.
  • 17 nov. 2010 : la Commission dévoile son nouveau paquet sur les infrastructures énergétiques et demande 200 milliards d'euros d'investissements dans les réseaux électriques d'ici 2020.
  • 31 jan. 2011 : le rapport d'étape de la Commission fait état de la nécessité de doubler les investissements de capitaux pour atteindre les objectifs de 2020 en matière d'énergies renouvelables.
  • 8 mars 2011 : la Commission européenne adopte son Plan d'action pour l'efficacité énergétique 2011.
  • 21 juin 2011 : l'UE lance l'initiative « villes et communautés intelligentes ».
  • 22 juin 2011 : la Commission européenne dévoile une nouvelle directive sur l'efficacité énergétique.
  • D'ici fin 2011 : publication d'une communication de la Commission sur la construction durable.
  • Printemps 2013 : rapport de la Commission sur les progrès à réaliser pour atteindre les objectifs de 2020 en termes d'efficacité énergétique.
  • 2013 : publication d'une stratégie d'adaptation au changement climatique par la Commission.
  • D'ici 2020 : date butoir à laquelle l'UE doit avoir réduit ses émissions de gaz à effet de serre de 20 %, avoir une consommation d'énergie provenant à 20 % d'énergies renouvelables et utiliser 20 % d'énergie en moins.

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