L’aide au développement européenne menacée par les restrictions budgétaires

Le budget a été présenté lors de la séance plénière à Strasbourg.

Les eurodéputés ont soutenu une hausse de l’aide humanitaire et au développement dans le budget européen pour 2018. Mais le Conseil a fait savoir qu’il  était en désaccord avec nombre de propositions.

Les eurodéputés ont voté un budget 2018 de 162,6 milliards d’euros (soit 1,2 % de plus que la proposition de la Commission, à 160,6 milliards) d’engagements et 146,7 milliards (0,9 % de plus par rapport aux 145,4 milliards proposés) de paiements.

Le 12 juillet, les États membres avaient cependant décidé de réduire de 1,2 milliard d’euros la proposition initiale de la Commission. Une coupe « mécanique » condamnée par le Parlement et les ONG, qui critiquent notamment la réduction de l’aide au développement et sa réorientation vers la lutte à l’immigration.

La résolution indiquant la position du Parlement sur le budget 2018 a été approuvée à 414 voix contre 163, avec 90 abstentions. Dans cette résolution, les élus européens soulignent ne pas comprendre « comment l’Union pourrait engranger des résultats dans ces domaines au vu des réductions proposées par le Conseil ».

La baisse du budget européen affecte l’aide au développement

Les États membres de l’UE ont décidé de réduire la proposition de budget de l’UE pour 2018 de 1,2 milliard d’euros. Une partie de cette baisse affecterait l’aide au développement, au grand dam des ONG.  

Le Parlement a notamment rejeté la proposition de la Commission, qui suggérait une réduction de 6,7 % de l’aide au développement. Une position saluée par les organisations ONE, Save the Children, Oxfam et Plan International.

Cependant, le Conseil a déjà annoncé ne pas pouvoir accepter la position du Parlement. Une position qui annonce un trilogue difficile entre les institutions, qui doit s’ouvrir le 31 octobre pour une période de trois semaines.

« La présidence espère des discussions structurées et constructives menant à une décision budgétaire raisonnable et durable pour 2018 », a déclaré Märt Kivine, vice-ministre des Finances de l’Estonie, actuellement à la présidence du Conseil, et négociateur en chef du budget 2018.