L’UE double son aide pour lutter contre l’Ebola en Afrique occidentale

Le personnel médical avec Médecins sans Frontières (MSF) prepare to bring food to patients kept in an isolation area at the MSF Ebola treatment centre in Kailahun July 20, 2014 [Photo: Reuters]

Le personnel médical avec Médecins sans Frontières (MSF) prepare to bring food to patients kept in an isolation area at the MSF Ebola treatment centre in Kailahun July 20, 2014 [Photo: Reuters]

La Commission européenne a annoncé l’allocation d’une enveloppe de 2 millions d’euros supplémentaires destinée à lutter contre le virus Ebola en Afrique occidentale. Beaucoup craignent une extension de l’épidémie à d’autres régions du monde.

L’épidémie d’Ebola continue de frapper durement l’Afrique occidentale. L’Europe compte apporter deux millions d’euros supplémentaires pour lutter contre la maladie, ce qui porte son effort financier à 3,9 millions d’euros.

L’argent est réparti entre l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Médecins sans Frontières et la Fédération internationale de la Croix-Rouge et le Croissant rouge.

De son côté, l’OMS a annoncé le 31 juillet un plan d’aide de 100 millions de dollars (75 millions d’euros).

«Le niveau de l’épidémie d’Ebola et la menace menace persistante qu’elle représente nécessitent un renforcement de la réponse de l’OMS, de la Guinée, du Liberia et de la Sierra Leone», a déclaré  la directrice générale de l’OMS Margaret Chan.

729 décès

Jamais l’épidémie d’Ebola n’a atteint une telle dimension, selon l’OMS. « Depuis mars 2014, environ 1323 cas confirmés ou suspects ont été notifiés et 729 décès sont survenus en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone » a souligné l’organisation dans un communiqué le 31 juillet. 

Le virus s’est étendu du sud-est de la Guinée, foyer de l’épidémie, à la Sierra Leone et au Liberia. Au Lagos, la ville la plus peuplée du Nigeria, un homme est soupçonné d’avoir perdu la vie à cause du virus.

L’Ebola est mortelle dans environ 90 % des cas. Les animaux sauvages ou les patients contaminés sont les transmetteurs du virus. Les chauves-souris frugivores, consommées quotidiennement en Afrique occidentale, seraient porteuses de la maladie et vectrices de contamination.

« Le niveau de contamination sur le terrain est extrêmement préoccupant et nous devons intensifier notre action avant qu’un nombre beaucoup plus important de vies humaines ne soient perdues », a déclaré Kristalina Georgieva, commissaire à l’aide humanitaire et à la réaction aux crises.

« L’UE elle-même a envoyé des experts dans les pays touchés pour contribuer à l’évaluation de la situation et à la coordination avec les autorités. Nous avons toutefois besoin d’un effort soutenu de la communauté internationale pour aider l’Afrique de l’Ouest à faire face à cette menace. » a-t-elle poursuivi.

Deux travailleurs américains ont par ailleurs été contaminés par la maladie. Le plus grand spécialiste sierraléonais du virus d’ebola serait également mort de cette maladie. Les autorités publiques dépistent actuellement les personnes en provenance des pays touchés par l’épidémie.

Risque de propagation 

L’UE a déclaré que le risque d’une propagation de l’épidémie en Europe était faible, étant donné que la plupart des cas se trouvent dans des lieux retirés. En outre, les travailleurs humanitaires et les autorités publiques encouragent les personnes contaminées par l’ebola et leur entourage à rester loin des zones densément peuplées.

Un médecin de l’Union européenne a expliqué dernièrement que le virus ne se transmettait pas lors des activités humaines normales ou lors de rassemblements. Les personnes contractent la maladie en règle générale via un échange de fluides organiques avec les malades, que ce soit un être humain ou un animal.

Dernièrement, le Liberia a fermé ses frontières et a suspendu la ligue nationale de football afin d’éviter que le virus ne se répande. 

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