La marine italienne sauve plus de 1000 migrants

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Les autorités italiennes ont annoncé avoir sauvé plus de 1000 migrants qui tentaient d’arriver en Europe par la mer Méditerranée. Les vagues migratoires mortelles dans cette région ne semblent pas faiblir.

Les hélicoptères de la marine ont repéré quatre embarcations surchargées au sud de la Sicile le 2 janvier. Selon son communiqué, la marine italienne a envoyé des navires afin de leur porter secours.

Les 823 hommes, femmes et enfants à bord des quatre navires provenaient principalement d'Égypte, d'Irak, du Pakistan, et de Tunisie.

La marine italienne a sauvé 233 migrants de l'Érythrée, du Nigéria, de la Somalie, de la Zambie, du Mali et du Pakistan lors d'une opération parallèle. Elle a ramené les rescapés près de Syracuse sur la côte est de la Sicile.

À la suite d'un naufrage en octobre dernier, où 366 Érythréens avaient péri près de l'île italienne de Lampedusa, le gouvernement Letta a lancé une opération spéciale composée de navires, d’hélicoptères et de drones en vue de surveiller la mer Méditerranée.

L'Italie est une voie d'accès très importante vers l'Europe pour nombre de migrants qui aspirent à de meilleures conditions de vie. L’arrivée de migrants d’Afrique du Nord par la mer sur le territoire de la péninsule a plus que triplé en 2013. La guerre civile syrienne et des conflits dans la Corne de l'Afrique ont contribué à cet afflux.

Ces deux dernières décennies, les pays les plus touchés par les flux migratoires sont l'Italie, la Grèce et Malte. Ces pays réclament de toute urgence un système d’action de l'Union européenne.

Les migrants manifestent contre les conditions de détention en Israël

Entre-temps, des milliers de migrants africains brandissaient des bannières sur la Place de Tel-Aviv dimanche dernier. Les manifestants exigent la libération de leurs compatriotes emprisonnés en Israël et protestaient contre une nouvelle loi de détention. Cette loi permet le transfert pour une durée indéterminée de migrants dans une institution carcérale située en plein désert.

À la suite de la manifestation, l'agence des Nations unies pour les réfugiés a indiqué dans un communiqué tranchant que l'incarcération des migrants et de leurs familles en Israël provoque de « très grandes souffrances » et « n'est pas en conformité » avec Convention relative au statut des réfugiés de 1951.

Selon des organisations de défense des droits de l'Homme, plus de 300 individus ont été arrêtés depuis que la Knesset a promulgué une loi permettant aux autorités de garder en détention des migrants sans visa valable pour une durée indéterminée.

En outre, des dizaines de personnes, dont des hommes avec des femmes et des enfants, des défenseurs des droits de l'Homme, ont été envoyés en détention selon l'Agence des Nations unies pour les réfugiés.

Les autorités israéliennes affirment que, depuis 2006, plus de 60 000 migrants, principalement originaires d'Érythrée et du Soudan, sont entrés en Israël par sa frontière jadis poreuse avec l'Égypte.

Nombre d'entre eux vivent dans les quartiers pauvres de Tel-Aviv demandent l'asile et souhaitent trouver refuge. Le premier ministre Benjamin Netanyahou a déclaré qu'il considérait la présence de nombreux réfugiés africains comme une menace pour le tissu social juif.

Une palissade israélienne terminée en 2012 a endigué les flux migratoires provenant d’Afrique par l'Égypte. Cependant, les migrants qui ont déjà traversé la frontière peuvent être envoyés vers ce que le gouvernement appelle une prison à ciel ouvert dans le désert du sud de l'Israël.

Le nouveau bâtiment, qui constituait l'objet principal des manifestations rassemblant quelque 10 000 individus à Tel-Aviv, est comparable à une maison de transition. Les détenus peuvent partir durant la journée, mais doivent se présenter aux portes de l'institution à la tombée de la nuit. Les migrants peuvent être détenus pour une durée indéterminée dans l’attente d’un rapatriement volontaire, de la mise en œuvre d'ordres d'expulsion ou encore de la résolution prise sur leurs demandes d'asile.

Le 3 octobre 2013, un bateau transportant des migrants clandestins vers l'Italie a fait naufrage au large de l'île italienne de Lampedusa. Le bateau serait venu de Misrata en Lybie. Mais nombre de ses occupants étaient originaires d'Érythrée, de Somalie et du Ghana.

La garde côtière italienne s'est dépêchée sur les lieux et a sauvé 155 individus de la noyade. Le 12 octobre, on dénombrait 350 personnes disparues après le naufrage.

La tragédie de Lampedusa a illustré une fois de plus les déficiences dans la politique d'immigration commune au niveau européen. Elle montre aussi que l'UE n'a aucune stratégie pour éviter de futures « Lampedusas ».

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